Comment la langue française s'est-elle emparée de notre front ? Effrontément, sans nul doute !

"C’est écrit sur son front" . Mais quoi, au juste ?
"C’est écrit sur son front" . Mais quoi, au juste ? © Getty / Henrik Sorensen

On a longtemps considéré que le front était le siège des sentiments et des émotions et, ce, déjà chez les Grecs anciens. Comme si on pouvait lire ce qui se déroulait dans notre cerveau directement sur notre front.

C’est ainsi qu’on l’exprime : « c’est écrit sur son front ».

Le front est un véritable révélateur de ce qui est passé sous silence. D’ailleurs, il trahit souvent des choses plutôt tristes, désagréables ou inavouables. On aura le front soucieux, alors que la joie se lira plutôt dans les yeux. Il nous arrivera de le plisser le front en cas de désaccord ou d'inquiétude et, en cas d’affront, la honte se lira sur notre front.

A l'inverse, quand on n’a pas honte, c’est qu’on est effronté. Littéralement, "être effronté", c’est être privé de son front : aucune émotion, aucune pudeur ne se lit sur notre visage.

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