En ce moment dans Paris une affiche marque l’espace. Une femme, dos nu, les bras levés au ciel, se dresse face aux montagnes enneigées. Elle a les cheveux courts, porte autour de son cou un collier fait de billes d’acier et tient dans ses poings les gants de ski qu’elle portera tout à l’heure pour redescendre du sommet

Cette affiche est sûrement l'une des plus érotiques qu’on a jamais vu dans Paris. Car si on ne voit rien, on sait que tout est là, derrière ce dos puissant, offert aux pointes des Alpes. 

Et ce que nous savons aussi est que le froid donne la chair de poule. Le contraste entre la température ambiante à 2000 mètres d’altitude et le soleil qui vient lentement réchauffer le corps ne peut que créer des réactions physiques et physiologiques. Ce qu’on appelle la chair de poule, le réflexe pilomoteur. 

Les aréoles qui sont - je le rappelle pour nos jeunes auditeurs fascinés par l’architecture de leurs copines - les parties colorées autour des mamelons, se contractent à basse température ce qui par un effet mécanique redressent les pointes des seins, qu’ils soient masculins ou féminins. 

Nous sommes des machines formidables, oui. Mais il y autre chose qui peut rendre ces petits boutons de chair ultrasensibles, c’est l’excitation sexuelle. 

Et c’est bien évidemment l’association inconsciente que l’affiche suscite quant elle se dresse au coin d’une rue. Cette femme a froid, sa poitrine qu’on ne voit pas, manquerait plus que ça qu’on nous grille les fantasmes , se dresse joyeuse face aux Alpes, nous sommes fascinés de désir. 

Par sa beauté et sa force, par cette femme dans toute sa féminité. L’érotisme pur inattaquable par la censure.

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