A l’occasion du retour très attendu, ce lundi, sur Canal + de la nouvelle saison de la série « Le Bureau des légendes », retour sur quelques bons vieux espions cathodiques : Max, Jim, Sidney ou Chuck... ça vous parle ?

Mission impossible Leonard Nimoy (Paris), Greg Morris (Barney Collier) and Peter Graves (James Phelps) l'épisode "Le Tueur" de  Mission Impossible en 1970
Mission impossible Leonard Nimoy (Paris), Greg Morris (Barney Collier) and Peter Graves (James Phelps) l'épisode "Le Tueur" de Mission Impossible en 1970 © Getty / CBS

En 1965, en pleine James Bond Mania, le maître de la parodie Mel Brooks signe pour NBC une série humoristique en 5 saisons autour d'un espion un peu ridicule, son nom de code : Agent 86 et le titre de la série : Max la Menace (Get Smart en VO). 

Une série qui a marqué la mémoire télévisuelle mais qui aurait pu ne jamais exister. Il faut dire que les auteurs avaient prévu dans le script du premier épisode de faire sauter la statue de la liberté, ce qui n’était pas du goût de tout le monde aux Etats-Unis et en particulier pour ABC qui avait financé le projet. 

La chaîne de télé en question se retire et c'est NBC puis CBS à la toute fin de la série qui reprendront le concept de cette parodie qui détourne avec délice l'univers à la James Bond.

Dans Max la Menace, par exemple, les agents ne se numérotent pas 007 mais 86 ou 99

Le chef s'appelle Chef, l’organisation criminelle n’est pas le spectre mais Kaos (le chaos) et les gadgets ? 

Ils sont tous plus ridicules les uns que les autres, en particulier les téléphones de Max : une chaussure, le pot d’une plante verte, un allume cigare quand un téléphone sert lui à allumer des cigarettes ! D'ailleurs, les gadgets dans les séries d’espionnage, ça permet d’identifier tout de suite le style de l’espion. Et chez Max, c’est forcément ridicule et absurde, exactement comme son personnage et ses missions.

Les gadgets c'est ludique et ça en dit beaucoup sur la nature même de la série d'espionnage en question qu'elle soit parodique, fantastique, fantaisiste ou réaliste. 

Mission Impossible

Un exemple, quand en 1966, un an après Max la Menace, les téléspectateurs découvrent un homme qui écoute avec attention un lecteur de bande magnétique qui s'autodétruit en 5 secondes dans Mission Impossible ça met en place tout de suite un autre genre de concept : une mission secrète, des informations qui s'autodétruisent et des agents qui parlent peu mais qui agissent beaucoup. Ici on n'est pas dans la parodie mais plus dans un jeu de rôles passionnant qui apporte une nouvelle approche très éloignée de l'univers à la James Bond. 

Et dans chaque épisode, la série commence toujours par cette séquence avec Jim Phelps - et avant lui, tout au long de la première saison, l'agent Daniel Briggs - un agent qui écoute les consignes d'une mission dites impossible. Sans prendre des notes, en une minute, à peine, Phelps, réussit à intégrer et mémoriser tous les enjeux d’une mission  complexe. Des informations diffusées sur bande magnétique mais parfois aussi sur de bons vieux vinyles. 

Une fois la mission intégrée, tel un chef d'orchestre ou un metteur en scène, Jim Phelps compose son équipe d'experts

Et parmi eux, il peut compter sur l’agent bricolo Barney inventeur de gadgets fort utiles tels qu’un jeu de carte truqué ou un stylo à gaz … Mais surtout Rollin Hand, le plus comédien de tous les agents de l'IMF, l'Impossible Mission Force. Dans ce rôle, l'excellent Martin Landau, qui arrive avec ses déguisements et un grand sens de l’imitation à être un véritable caméléon. 

L’exemple à suivre pour Tom Cruise qui a fait de ce personnage le héros qu'il interprète dans les films qu'il produit mais aussi un modèle pour d'autres séries du genre comme par exemple au début des années 2000 dans la série Alias créée par JJ Abrams avant qu'il ne réalise justement l'opus 3 de Mission Impossible au cinéma. 

Dans cette série Jennifer Gardner est Sidney Bristow alias une étudiante en civil alias une espionne en secret qui travaille pour la CIA, en fait non pour les méchants du SD6, enfin oui car elle est agent double ou triple, à la fin, on ne compte plus ! C'est comme le nombre de ses tenues et coupes de cheveux qui défilent à grande vitesse dans les 25 secondes du générique de la saison 4. Les fans ont d’ailleurs fait les comptes : plus de 60 dit-on !

Alias déverrouille dans les années 2000 le genre de l'espionnage car si une étudiante lambda peut devenir espionne du jour au lendemain alors tout est possible ! Un dernier exemple ? Pourquoi pas un geek qui travaille dans un grand magasin d'informatique ? Son nom Charles Bartowski mais vous pouvez l'appeler Chuck, ça tombe bien c'est le titre de cette série. 

Chuck reçoit un jour un mail un peu particulier de la part d’un vieux copain de Fac qui travaillait pour la CIA. Ce dernier a volé un bon paquet de secrets d’Etat et voilà que notre sympathique et gentil geek  voit toutes ces informations ultra-secrètes se télécharger dans son cerveau. Du coup, Chuck se retrouve être une sorte d'ordinateur humain et donc un homme très recherché qui, 5 saison durant, sera au cœur d’intrigues d’espionnages plutôt mouvementées. Bref, il est à la fois l’espion et le gadget ! Et c’est fun ! 

L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.