Les séries et la musique, c'est une grande histoire d'amour. Qui ne se souvient pas des nappes musicales de "X-Files" ou d'un générique chanté qui donne le ton et le rythme d'une série ? Mais cette love story prend une toute autre couleur quand des stars viennent chanter dans les séries. La preuve par trois.

Ray Charles, vers 1970, en concert
Ray Charles, vers 1970, en concert © Getty / David Redfern/Redferns/Getty Images)

Vous souvenez vous de Clair de lune (Moonlighting en VO) ? Au milieu des années 80, cette série faussement policière centrée sur l’agence de détective de Maddie Hayes et David Addison, Cybil Sheperd et Bruce Willis et des guests en pagaille de Orson Welles à Whoopi Goldberg. Construite comme un véritable show, inventif à chaque épisode, on y chantait et on y dansait beaucoup. Bruce Willis, en particulier. Quand David Addison ne fredonnait pas des airs de génériques de séries, il pouvait improviser une chenille sur l’air de la Bamba ou encore, au saut du lit, il découvrait chez lui, pour une leçon particulière Ray Charles et ses choristes pour un... Hit the Road Jack réinventé...

Prends la route Dave et ne reviens jamais, jamais, jamais, jamais ... Hit the Road Dave and don't you come back no more, no more, no more ... 

Ray Charles dans le living room de David Addison ! Et dans nos salons sur petit écran, un joli coup pour cette série dont la saison 4 démarrait fort, il faut dire que l’année précédente, David et Maddie faisaient apparaître dans le bureau de l'agence, les Temptations pour une scène plutôt funky et toute aussi culte ! 

Dans un autre genre pour créer l'événement en début de saison 3, dans une série plus ancienne et country, en septembre 1976, qui vient chantant sur son cheval à la télé ? Johnny Cash ! Et dans quel village se rend-il ? Walnut Grove ! Dans le rôle d'un bandit, le chanteur country se faisait passer pour un Pasteur afin de dépouiller, en chantant, les habitants de La Petite maison dans la Prairie. Un sacré événement pour la série de Michaël Landon. 

Une star de la chanson dans une série ça créé donc toujours l’événement. Et s’il y en a un qui l’a très bien compris c’est David E. Kelley, le créateur d’Ally McBeal qui installe comme décor récurent un bar musical où les comédiens pourront donner de la voix en fonction des besoins du scénario. Car une chanson peut révéler parfois beaucoup plus d’un personnage qu’un long et tortueux scénario. 

Le crooner Al Green qui apparaît quand Ally a le blues, c’est simple et efficace. Et quand un soir à Boston, Elton John, Tina Turner, Sting ou Gloria Gaynor passent par là ce n’est jamais gratuit… comme pour l’anniversaire de l’avocat doux dingue, étrange et tendre John Cage qui voue un culte à Barry White ! Il faut dire que quand John n’est pas toujours bien dans sa peau, il peut compter sur les chansons de l’artiste pour lui redonner le moral … Alors quand on lui offre sur un plateau pour sa fête la venue du véritable crooner à la voix caverneuse, que Barry lui tend la main et lui marmonne quelques mots... À voir le visage étonné et radieux de John Cage, génial Peter MacNicol, ça nous rend le personnage encore plus attachant … et nous donne surtout envie de chanter et de danser avec lui devant le poste ! 

My first, my last, my everything ! 

À suivre ... 

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