Après Thanksgiving, à l'heure des marchés de Noël et en ce jour de Saint-Nicolas, suite du feuilleton de l'avent cathodique : Mais pourquoi donc dans les séries le Père Noël n'a pas la vie facile et pour quelles raisons Santa n'est pas toujours sympa ?

Santa Claus ou le Père Noël : gentil ou méchant ?
Santa Claus ou le Père Noël : gentil ou méchant ? © Getty / Ilia Yefimovich/picture alliance

Comme dans nos salons, dans toute bonne série, pour attendre les fêtes, dès le 6 décembre, on achète le sapin, on branche les lumières, on écoute des crooners et on décore la maison aux couleurs de noël, vert, rouge, les couleurs du Père Noël ou de Santa Claus (traduction anglo-saxonne du nom du légendaire Saint-Nicolas). Un personnage d'ailleurs jamais démodé dans les séries tant il est présent dans beaucoup de séries et pas uniquement dans les téléfilms insipides diffusées partout l'après-midi depuis le mois d'octobre sur les chaînes de la TNT. Le Père Noël c'est donc un grand classique de la télé où parfois le gentil bonhomme joufflu n’est pas toujours un cadeau. 

Le Père Noël ne serait pas un cadeau ? 

Dans un épisode d’Arnold et Willy – la sitcom où il faut de tout, tu sais, où il faut de tout c’est vrai, où il faut de tout pour faire un monde – Arnold se fait piéger par un homme déguisé en Santa Claus qui s’arrange pour s’inviter chez les Drumond dans l’espoir de tout voler.

Et dans un autre genre, dans l'anthologie horrifique Les contes de la crypte dans un épisode réalisé par Robert Zemekis – le papa de Retour vers le Futur ou du Pôle Express – une femme tue son mari, et alors qu’elle cherche à se débarrasser du corps, la nuit de noël, elle se retrouve face à un Père Noël serial killer… Un épisode terrifiant aux couleurs de noël, enfin surtout rouge où la magie vire au macabre… 

Quand Santa Claus entre dans la 4ème dimension

Dans un registre moins méchant, dans Twilight Zone, en saison 2, dans l'épisode "La nuit de Noël" ("The night of the meek"), Santa Claus s’appelle Henry Corwin, un peu clochard et un peu philosophe, il est embauché pour incarner le Père Noël dans un grand magasin mais un soir, fatigué de voir en boutique tant de richesses accumulées et tant de demandes d’enfants insatisfaits, Henry Corwin, ivre, fait un rêve.

Henry Corwin rêve d'autre chose, être beaucoup plus qu’une "espèce de vieille relique, une sorte d'antiquité d'homme", autre chose qu'un Père Noël de Bazar... Une fois, au moins, juste une fois... Pour ceux de la rue, ceux qu'il croise devant son immeuble insalubre... Mais jeté dehors, dans le froid, Henri "Santa" Corwin entre dans la 4ème dimension. Un sac magique qui contient tout ce que chaque homme rêve de recevoir tombe alors à ses pieds. Son rêve est exaucé. Mais Henry Corwin reste un homme de la rue et donc pour beaucoup, un simple voleur, surtout pour la police et le patron du grand magasin. 

Oh Ally Night ! 

Il est certain, que devant la justice, quelques années plus tard, Henry Corwin, ce Santa Claus des gens de peu, aurait été défendu par Ally McBeal tant le cabinet loufoque de Boston se faisait l’avocat de la magie de Noël contre la froideur économique du capitalisme... 

Mais ça, c'est une autre histoire !

À suivre...

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