En clin d’œil au trentième anniversaire de "Suspect numéro 1", hommage à des pionnières : les premières femmes flics du petit écran.

Stefanie Martini dans la série "Suspect n°1 : Tennison" dans la Saison 1
Stefanie Martini dans la série "Suspect n°1 : Tennison" dans la Saison 1 © ITV Global Entertainment

Le 7 avril 1991, il y a 30 ans, Prime Suspect (Suspect numéro 1) une excellente série britannique écrite par la scénariste et romancière Lynda La Plante imposait l’inspectrice Jane Tennisson. Lors de sa première enquête télévisuelle suite à la crise cardiaque de l’inspecteur John Shefford, Jane Tennison, interprétée par la grande Helen Mirren demande l’enquête, c’est elle qui a le plus d’ancienneté et qui est la plus gradée dans le service, sauf qu’en 1991, l’équité professionnelle est loin d’être une réalité … 

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Mais l’inspectrice ne lâche rien et s’impose dans un polar où la force du personnage tient au fait qu’elle est traitée exactement comme ses collègues masculins. 

Tennisson, dans la tradition du flic bluesy fume comme un pompier et vire limite alcoolique. Une imagerie très éloignée des canons du glamour auxquels les femmes  flics de séries ont longtemps été cantonnés … Et dans des rôles bien peu passionnants. 

Stefanie Martini dans "Suspect n°1 : Tennison - Saison 1"
Stefanie Martini dans "Suspect n°1 : Tennison - Saison 1" / Copyright ITV Global Entertainment

Un peu comme dans "Les Drôles de Dames" où dans le générique tout est dit

Car si Charlie semble scandalisé que l’on cantonne trois jeunes femmes brillantes de la Police "dans des travaux bien peu passionnants", ses premiers mots sont, comment dire, on ne peut plus clair : Pourquoi se passer du service de "trois filles superbes" ? Mettre en scène des femmes détectives, d’accord, mais en faisant tout pour garder les téléspectateurs traditionnels des séries policières que l’on a trop longtemps considéré comme essentiellement masculin. Ce qui n’était, dans la réalité, pas tout à fait vrai. 

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

En 1974, alors que Mannix ou les flics des Rues de San Francisco règnent en maitre à la télévision voilà que déboule sur le petit écran Angie Dickinson dans Police Woman ou Sergent Anderson en VF.  Ex-Égérie du cinéma des sixties elle s’impose dans le rôle d’une femme flic qui travaille pour la police des mœurs. Dans cette série elle s'infiltre notamment dans les milieux du grand banditisme sous couverture. Il faut dire qu’une femme qui a du charme c’est toujours utile pour approcher et arrêter les mauvais garçons. Dans un épisode Anderson servira même d’appât pour arrêter un violeur ce qui fera hurler les féministes qui par ailleurs célèbreront un personnage de femme libre qui ne se laisse pas marcher sur les pieds par les hommes. 

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Une série qui a donné des idées aux téléspectatrices et a créé des vocations : être femme et flic, ça devenait possible. 

En octobre 1981, il y a 40 ans, sur un générique aux faux airs d’une émission de variétés de la télé française du samedi soir et les choses commencent à bouger dans … Cagney & Lacey

Une série écrite cette fois-ci par deux femmes - Barbara Avedon & Barbara Corday. Elles s’intéressent aux enquêtes de Mary Beth Lacey, mariée et deux enfants et de Chris Cagney, célibataire et battante, un personnage qui a de l’ambition. Deux femmes qui s’imposent à égalité dans un milieu encore très masculin. 

Dès lors, les femmes s'imposent de plus en plus dans le monde de la Police comme par exemple dans Mission Casse-Cou ou l'américain Dempsey se retrouve sous les ordres de la britannique Makepiece. Le générique de cette série des années 1980 est intéressant à revoir pour se rendre compte comment visuellement les deux personnages sont traités à égalité, tant dans les scènes de bagarre, de cascades et même dans leur façon de légèrement les dévêtir : Dempsey et Makepeace sont tous les deux sexy et punchy.  

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.