Depuis que Netflix s’est attaquée à la famille royale britannique dans "The Crown", on découvre que les séries aiment décortiquer la vie des Palais, mais ce n'est pas nouveau, petit tour d'horizons de séries couronnées ...

"The Crown" - Gillian Anderson et Olivia Colman dans la saison 4 de la série
"The Crown" - Gillian Anderson et Olivia Colman dans la saison 4 de la série © FR_tmdb

Il n'y a pas une année sans sans que The Crown, cette grande saga qui devrait compter au total une soixantaine d’épisodes, sans que l’on questionne le vrai du faux de ce biopic qui tente de percer les mystères de la couronne d’Angleterre. Il faut dire que la royauté fascine tellement, que sans se forcer elle apporte son lot de rebondissements. C'est du pain béni pour tout scénariste de saga historique romanesque ! 

Mais au-delà, comment expliquer que la Reine d'Angleterre intéresse autant l’art télévisuel de la série ?

A y réfléchir, ce n'est pas très étonnant, Élisabeth II, ne fut-elle pas la première de sa famille à accepter d’écorner l’image sacrée du souverain en autorisant d’être filmée le jour de son couronnement par la télévision balbutiante ? Au fond, que la télévision, enfin ici une plateforme de vidéo en ligne, s'intéresse à elle n'est que l'énième rebondissement d'une mise en lumière de plus en plus régulière de la famille royale.

Quoi qu'il en soit, d’Angleterre ou pas, la royauté en série cela a toujours été signe de succès

Et d’ailleurs notre bonne vieille ORTF l’avait bien compris après avoir diffusé en direct le couronnement de la Reine d’Angleterre, les historiens Decaux et Castello accompagné du réalisateur et téléaste Stellio Lorenzi voyageaient dans l'Histoire quand La caméra explore le temps avant que d'autres créateurs, Claude Barma et Marcel Jullian adaptent Les Rois Maudits roman-fleuve de Maurice Druon sur des guerres de successions royales au XIVème siècle. Une série qui démarrait, comme par hasard, du côté de chez la reine d’Angleterre, Isabelle de France... qui s’ennuyait ferme jusqu'à la visite de son cousin, Robert d'Artois, alias Bobby (Jean Piat), qui comme dans les meilleurs soaps opera vient lui annoncer de très mauvaises nouvelles ! De quoi inspirer... Game of Thrones

Et si les têtes couronnées, ça marche en séries, c'est pour les mêmes raisons que chez Shakespeare et ses amis, des histoires de reines et de roi, c'est de la tragédie en puissance ou des comédies qui avec plus ou moins de tendresse voire de romantisme se jouent des souverains un peu déconnectés du réel ! 

Souvenez-vous de la série américaine Anna et le Roi ?

Adaptation d'un roman, après deux versions au cinéma et au théâtre, et notamment en comédie musicale avec déjà Yul Brynner dans le rôle du Roi, cette série racontait l’histoire d’une jeune institutrice occidentale engagée en Asie comme gouvernante par le Roi de Siam. Anna, une jeune femme intelligente avait la charge d'instruire les nombreux enfants du Roi mais aussi, au passage, le souverain beau, gentil mais un peu béta et parler aussi avec lui de politique et de culture démocratique.

Et en France, l'ORTF n'est plus, mais les séries qui jouent avec l'Histoire perdurent, Kaamelott dont on attend la version cinématographique avec impatience, est un des derniers et meilleurs exemples récents. Cette série ridiculise le roi comme ses sbires et Alexandre Astier joue avec le Roi Arthur, les légendes et l'Histoire dans un esprit qui n'est pas sans rappeler celui de Goscinny en BD ou des Monthy Python à la télé et au cinéma.

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