Depuis 2017, Dynastie, la série qui réveillait FR3 dans les années 80 est revenue sous la forme d’un reboot, retour sur une série sous influences à l'occasion de sa diffusion après Netflix, ce dimanche, sur Téva.

Le casting original de la série Dynastie
Le casting original de la série Dynastie © Getty / Bettmann

Et cette remise à zéro sur une vraie chaîne de télé, dimanche soir, colle parfaitement à son temps d'ailleurs dès les premières images, on y voit les Murdoch, les Kardashian et bien évidemment les Trump avec en voix off, la fille Carrington qui explique que nous vivons bien dans une époque de "Dynastie". Cette série revient avec quelques ajustements : Krystle s’appelle Cristal. Elle n’est plus blonde et WASP mais une brune latina. Nous ne sommes plus à Denver mais à Atlanta... Et le tempo de la série a changé un peu comme la réorchestration du générique.  

Dynastie inventée pour concurrencer Dallas

Dans les années 80, quand Dynastie arrive sur le petit écran sur ABC pour concurrencer Dallas qui cartonne depuis trois ans sur CBS, ces deux séries prennent une place laissée vacante par la disparition lente du western familial de télévision. Dallas en reprend d’ailleurs les codes, on est certes dans les années 80 mais on habite toujours dans un ranch. Si cette filiation avec le western est moins visible dans Dynastie, on retrouve toutefois au casting dans le rôle de Krystle, Linda Evans, connue pour avoir incarnée la jeune blonde dans la série familiale western La grande vallée.  

En fait, à cette époque, Dallas et Dynastie inventent une forme hybride dans laquelle on reprend des thèmes investis jusque-là dans les séries haut de gamme de soirée - et qui étaient dans les années 60-70 souvent du Western - et des soap opera de journée où sont privilégiés les rebondissements et trahisons sentimentales au détriment... de la qualité du scénario, comme par exemple dans Santa Barbara, Les Feux de l'Amour ou The Guiding Light (Haine & Passions en VF). 

Et quand dans la série Dynastie on imagine une ennemie à Linda Evans, l’ex-blonde des sixties, on fait donc appel à une brune Joan Collins, que les téléspectateurs américains avaient vu dans les années 50 dans... The Guiding Light ! Qui reste un des plus longs soaps operas de l’histoire. Une série née à la radio en 1937 avant de basculer à la télé et de s’y éteindre en… 2009.

Dynastie, quintessence du "soap opera", influence de Gossip Girl

Cet aspect soap, Dynastie l’assume totalement jusqu’au choix du nom « Carrington », en effet, parmi les noms des pionnières du soap opera à la radio et à la télé deux femmes : Irina Philipps et une certaine Elaine Stern … Carrington ! Dynastie va même plus loin, en reprenant le point de départ de Betty & Bob, le tout premier soap radiophonique soit l’histoire d’un grand patron qui épouse sa secrétaire . 

Au XXIème siècle, près avoir réinventé, pompé et caricaturé à foison l’univers du soap, Dynastie est à son tour une référence pour les créateurs de séries comme pour ceux qui ont inventé Gossip Girl où des blondes, des brunes, des héritiers s’écharpent dans un lycée de la haute-bourgeoisie new-yorkaise. Ce sont d’ailleurs les créateurs de Gossip Girl qui signent le retour de Dynastie dont on vient d'apprendre le renouvellement pour une saison 4 et qui prépare aussi le retour de Gossip Girl, bref, la boucle n’est donc pas encore bouclée ... 

Et le Brushing non plus ! 

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