Tous les vendredis Bruno, vous distinguez ici un sujet qui a été très malmené, à la télé, au cours de la semaine. Et ce matin, vous nous dites que ce n’était vraiment pas la semaine… des indemnités de licenciement.

Oui, les malheureuses indèm’ ont vécu une semaine difficile car comme le rappelait Gilles Bouleau, lundi soir, dans le 20 heures de TF1, d’abord, c’était leur anniversaire :

« C’était il y a un an, en septembre 2017, les ordonnances réformant le code du travail entraient en vigueur ».

Seulement voilà, ce fût un triste anniversaire car comme le soulignait, lui aussi, le 20 heures de France 2, depuis un an :

« Les indemnités aux Prud’hommes sont plafonnées »

Et oui, depuis l’année dernière Sonia, quand vous vous faites virer de votre boite, vous touchez nettement moins d’argent qu’avant. Ca s’appelle donc, pour les salariés, une ordonnance et une sévère !

Et si je vous dit que c’était vraiment pas la semaine des indemnités de licenciement, et bien c’est parce qu’en guise de cadeau d’anniversaire, elles ont reçu une profonde inégalité de traitement entre France 2 et TF1.

Car si France 2 a bien perçu le côté douloureux… pour les indemnités… d’avoir été aussi lourdement amputées. Si elle a pris grand soin de faire soutenir par une musique, un rien flippante, un commentaire qui n’a pas manqué de rappeler qu’elles étaient de moins en moins courtisées par les prud’hommes :

« En 2017, le nombre de dossiers devant la juridiction a baissé de 15%. »

Bref, si France 2 a bien employé un ton grave pour nous livrer des chiffres qui ne donnaient aucunement envie de sourire :

« Désormais, un salarié avec 2 ans d’ancienneté peut percevoir au maximum l’équivalent de 3 mois et demi de salaire. Avec 30 ans d’ancienneté, 20 mois maximum. Soit deux fois moins en moyenne qu’auparavant.»

Sur TF1, on a eu droit à une toute autre musique. Car autant vous le dire tout net, sur la première chaîne, les malheureuses indemnités de licenciement… et bah on s’est copieusement foutu de leur gueule !

Pourquoi ? Et bien parce que contrairement à France 2 qui avait choisi de traiter le sujet à l’aide d’un reportage, TF1 a opté pour le désormais incontournable traitement… en plateau. Et là, si les indèm’ ont passé un sale quart d’heure, c’est à cause du ton de la voix de celle qui a été dépêchée… pour nous résumer la situation. Ecoutez bien, parce que ça vaut son pesant de coton tige…. Question de Gilles Bouleau :

« Pourquoi les salariés renoncent-ils aujourd’hui à aller devant les Prud’hommes ? »

Et réponse de la Madame, totalement hilare :

« Parce qu’ils ont bien compris ces salariés que bien souvent, ça ne valait plus du tout le coup ! »

Youhou ! Super ! Les indèm’ sont toutes pourries ! 

Et au fait, c’est combien, Madame… la réjouie, le montant du plafond ?

« Exemple : pour quelqu’un qui travaillait dans son entreprise depuis 2 ans, c’est son ancienneté, il ne peut plus toucher aux Prud’hommes que 3 mois ½ de salaire, en indemnités ! »

C’est bien fait pour ses pieds ! Et s’il a bossé 30 ans alors, qu’est-ce qui se passe ? 

« Il peut toucher au maximum 20 mois de salaire ! »

Voilà, c’est absolument fantastique !

Alors depuis qu’elles ont entendu ça Sonia, les indemnités de licenciement ne décolèrent plus. Elles ont expliqué que ce n’est pas parce que les JT veulent désormais faire des économies en diffusant toujours moins de reportages qu’ils peuvent se permettre de leur infliger n’importe quel gugusse en plateau. Elles ont fait valoir que lorsqu’il n’y a plus d’image, plus d’interview et que le seul contenu que l’on nous offre, c’est finalement le ton employé par celui qui livre l’information, la moindre des choses serait qu’il soit juste !

Et voilà pourquoi elles ont demandé à ce que notre ravie de la semaine soit licenciée, jusqu’à ce qu’elle comprenne ce qu’elle raconte et tout ça bien évidement… sans indemnités.

« C’est ce qu’on appelle les ruptures conventionnelles, elles ont augmenté de 8% l’année dernière. »

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