Il fait partie des livres qui ne sont pas pacifiques, qui vous mettent un vrai coup de boule, des livres-uppercuts. Samar Yazbek est syrienne, en sécurité aujourd’hui, et elle a fait parler 19 femmes syriennes, âgées de 20 à 77 ans, qui racontent leur guerre.

Elles sont issues de la classe moyenne, assez éduquées pour mettre en mots ce qu’elles ont vécu.

Et elles ont en commun d’avoir, à un moment, réclamé des droits et cru à la révolution syrienne. 

Voici donc Zayn, 20 ans, étudiante en sciences de l’éducation, crie « La Syrie veut la liberté » sur le campus de l’université d’Alep ; Amina, 35 ans, employée dans une mosquée à Daraya, y organise des séances d’alphabétisation, fonde une bibliothèque et un ciné club, pour « lutter contre l’extremisme et le culte de la personnalité », dit-elle ; 

Ou Rim, 50 ans, fonctionnaire au ministère de l’Information, qui transforme sa maison de Damas en lieu d’accueil pour les manifestants.

 Et puis, au gré de ces 19 témoignages, on voit se dessiner des zébrures. Comment le pouvoir creuse les failles de la société syrienne, instrumentalise le religieux.

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