L’actualité, c’est bien sûr cette belle ville de Poitiers, qui subit une grande injustice, chacun ici la ressent : Poitiers n’a jamais été le décor d’un roman de Modiano. Tous les Poitevins en souffrent, et depuis longtemps, Aliénor d’Aquitaine déjà le prenait très mal...

Elle ne voyait pas pourquoi Modiano préférait Paris à Poitiers.   

Et on la comprend un peu : dans le (très beau) dernier roman de Modiano, Encre sympathique, nous avons, comme souvent, une délicieuse ballade nostalgique dans des rues parisiennes. 

On passe de la rue Vaugelas dans le 15eme arrondissement, à la place de l’Opéra, après un détour par le square de l’Alboni ou le carrefour Richelieu Drouot : Modiano, c’est un écrivain GPS. 

Avec un fort potentiel d’agent immobilier, puisque dans ce livre, il nous emmène dans un garage, un deux-pièces cuisine en rez-de-chaussée, la boutique d’un coiffeur ou, bien sûr, un café – le café est à Modiano ce que la frustration sexuelle est à Wizorek : une identité. 

Mais alors : pourquoi pas Poitiers ? 

Il y a des cafés, à Poitiers, des garages, des salons de coiffure, des deux-pièces cuisine en rez-de-chaussée, 

Poitiers ferait un magnifique décor d’un roman de Modiano. 

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