Un frisson de rage parcourt l'écriture, c'est sec et tendu, c'est un bras d'honneur, qu'elle offre à celui qui n'en a plus.

La natation sera sa bouée, qui l'empêche de sombrer.  

Valentine Goby a eu l'idée, de ce héros totalement inventé en regardant, à la télé, les jeux paralympiques de Rio, en 2016, épreuves de natation : médaille d'or pour  Zheng Tao, pas de bras, mais 1 minute et 10 secondes pour faire le 100 mètres dos : « mini hors-bord soulevant un pli d'eau contre sa nuque, splendide murène sous les néons : une ondulation pure, ininterrompue », écrit Valentine Goby. 

Avant Zeng Tao, il y a eu tous ces François Sandre, auxquels ce livre rend hommage, dans une piscine à l'abri des regards, épaulé, eux qui n'ont plus d'épaule, par d'autres mutilés qui créeront ce qu'on appelle pas encore, à cette époque, le handisport. 

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