Comme le Chili, la littérature est un pays qui abrite des révolutions. L'endroit où les révolutions se racontent, s'enclenchent ou se concluent, depuis "Le petit livre rouge" de Mao, dont on se serait passé, au "No Logo" de Naomi Klein en passant par les "Misérables", de Victor Hugo.

Mais c'est aussi le lieu des toutes petites révolutions. 

Celles qui ne font pas de bruit, qui n'engagent pas la démocratie, qui éclatent dans la vie privée, à l'échelle d'une personne ou d'une famille.  

Par exemple, ce livre, L'Effet Louise, de Caroline Boudet. 

Caroline Boudet est mariée, elle travaille, elle a des enfants. Le truc standard. 

Sauf que la naissance de son deuxième enfant, Louise, fracture soudain sa vie : Louise est trisomique.

Caroline Boudet s'adapte, à peu près, jusqu'au jour où il faut scolariser Louise, qui va sur ses trois ans. 

Et là, la famille se heurte à une forteresse aux dents d'acier qui s'appelle L'Education nationale. 

Ce livre raconte le calvaire des parents pour obtenir un tout petit droit, élémentaire : que l'école puisse accueillir un enfant différent. 

S'ouvre une vie « en noir et blanc, écrit Caroline Boudet, faite de photocopies, de dossiers de plusieurs kilos, de certificats médicaux, d'attente, d'absence de réponse. Le handicap, c'est la vie en noir et blanc que l'administration te force à avoir. La face B du handicap. »

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