Toute ressemblance avec l'une de ses petites camarades ne serait pas totalement fortuite et aujourd'hui Constance a décidé de vous montrer son "gros QI" tout en nous promettant de n'employer aucun mot vulgaire !

Bonjour à tous les confins. J'espère que vous êtes prêts car je poursuis ma quête de reconversion professionnelle et c'est aujourd'hui que je m'attaque au poste de chroniqueuse littéraire ! 

Prosternez-vous Juliette Arnaud et Clara Dupont-Monod parce que le moment est arrivé. L'heure où les gens y voient comment, enfin, je suis intelligente, accrochez-vous à vos slips les auditeurs érudits, je vais vous faire montrer mon gros QI et ne comptez pas sur moi pour employer des vilains mots tels que "bitch, chatoun, nichon"...

Non, il n'y aura pas de vulgarité comme "vieille p..." ou "garage à bite", non je vous promets, je m'y engage dans cette chronique littéraire, vous n'entendrez certainement pas les mots "fion" "couille" ou "zob", non, c'est hors de question.

Pour marquer les esprits et joindre l'utile à l'agréable, il me fallait un ouvrage qui soit à la hauteur de la période que nous traversons. C'est pourquoi j'ai choisi ce livre d'Emile Zola et Images intitulé "Du gainage, de la vache qui rit et du rhum". 

Dans cet ouvrage autobiographique de science-fiction réaliste, l'auteur nous projette dans un futur immédiat, proche et lointain, le héros Pépé le putois est le capitaine d'un vaisseau spatial qui transporte du rhum, de la vache qui rit et des bâtonnets de surimi vers une colonie minière située entre Pluton et la Picardie. 

Soudain, une mystérieuse épidémie se déclare à bord, les hommes d'équipage, rendus fou par des érections ininterrompues, tentent de se soulager en vain, en regardant en continu des photos de Margaret Thatcher. 

Problème : plus d'encre dans l'imprimante du vaisseau spatial, quelqu'un avait supprimé les stocks. L'équipage se transforme alors très rapidement en zombites, à l'exception de notre héros, Pépé le putois. Pour les néophytes, le zombie est un mort vivant, habillé en nubuck, qui viole à mort tout ce qui bouge. Et malheureusement, Pépé le putois a la maladie de Parkinson. 

Alors pour ne pas se faire violer à mort, notre héros devenue Josiane à ce stade du récit - puisque deux chapitres avant, il avait décidé de s'auto-opérer pour changer de sexe suite à un pari perdu - notre héros, Josiane pour rester en vie, s'enferme dans la soute du vaisseau pendant cinq ans. Et bonheur dans son malheur, elle trouve dans son espace de vie de 4 mètres carrés un livre de méthodes de fitness intitulé "Je me mets au gainage pour enfin avoir un corps tonique", livre qui va littéralement lui sauver la vie : burpees, squats, jumping Jack vont devenir ses exercices quotidiens et, grâce à ses fesses raffermie sur une chorégraphie de zumba parfaitement maîtrisée, elle va réussir à broyer tous les zombites en les écrasant entre ses fesses musclées comme des petites noisettes. 

Je vous recommande cette scène incroyablement émouvante où Josiane dit au revoir à son ancien copilote Jean Kevin, devenu zombite en l'étouffant sur un exercice de rééducation du périnée. On touche au sublime. Dans cet ouvrage réaliste, sensible et épuré d'Émile Zola et Images, l'auteur nous démontre avec subtilité que le sport est un art qui peut sauver des vies. Et je ne peux que vous recommander la lecture de toute son œuvre parce que déjà, dans son premier roman de bricolage intitulé "Je préfère la section de 50 pour les évacuations de douches", un roman engagé, très fort, et qui se lit très fort puisque ça parle de gens du bâtiment.

Je vais vous lire un extrait : "Tonio empoigne, d'un geste sur le tuyau de PVC de 50 et de l'autre main, la si fidèle. Hélas, soudainement, tout de suite, dérape sur Tonio, qui se dit qu'il aurait mieux fait de garder son slip pour bricoler !" 

La semaine prochaine, je m'attaque à ce chef d'oeuvre de Victor Hugo Boss "Les Misérables à Miami". 

Merci, merci. 

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