La vie avait fait d’elle une vedette, la mort en a fait une légende planétaire. Une allure envoûtante, un réel talent de comédienne, une personnalité énigmatique, une vie privée orageuse, une fin restée mystérieuse…

Portrait de l'actrice Marilyn Monroe en 1953.
Portrait de l'actrice Marilyn Monroe en 1953. © Getty / Alfred Eisenstaedt / Pix Inc./La collection d'images LIFE

Tels sont les éléments qui constituent le mythe Monroe, dont les proportions n’ont cessé de croître depuis le début des années 1960.

Et pourtant, ce mythe cinématographique ne se justifie pas vraiment au regard des films que Marylin a tourné, même ceux pour lesquels elle a offert ses compositions les plus remarquables comme Les Hommes préfèrent les blondes de Howard Hawks, La Rivière sans retour d’Otto Preminger, Sept ans de réflexion et Certains l’aiment chaud de Billy Wilder, Le Milliardaire de George Cukor ou Les Désaxés de John Huston. Plus que sa filmographie, c’est son aura singulière qui a fait d’elle une vedette légendaire. 

Elle-même se plaignait d’être réduite à sa condition de sex-symbol mais en vérité, elle ne sut jamais y échapper. Il est vrai aussi que son existence entière fut une suite de traumatismes propres à briser les plus solides personnalités. 

Marilyn connut tout d’abord une enfance solitaire, malheureuse, marquée par l’absence du père. Puis plusieurs mariages, tous ratés. Dès l’âge de 16 ans, elle épouse James Dougherty, puis convole avec le champion de base-ball Joe Mi Maggio pendant moins d’une année, avant de s’unir à l’écrivain Arthur Miller. Cette vie conjugale est entrecoupée de liaisons malheureuses, dont les plus célèbres restent Yves Montand et John Kennedy. 

Marilyn affronte également une série de dépressions nerveuses qui ne sont peut-être pas étrangères à sa mort. On n’a jamais su si celle-ci était la conséquence d’un suicide, d’une overdose ou d’un assassinat politique. 

À son corps défendant, Marilyn fut aussi l’incarnation du rêve américain. Car sa destinée de petite ouvrière dans une fabrique de munitions promise à une ascension fulgurante participe aussi à la création du mythe.  

En 1947, elle fait ses premiers pas au cinéma dans des rôles secondaires pour la Columbia et la Fox. Mais ses premières apparitions sont trop brèves pour attirer l’attention sur elle et deux ans plus tard, elle se résout à poser nue afin de gagner sa vie. 

Ce n’est qu’en 1950 que les films Quand la ville dort de John Huston et All about Eve de Mankiewicz la font enfin découvrir au grand public. Marilyn personnifie bientôt la pin-up américaine par excellence, statut confirmé par son voyage en Corée en 1954 pour chanter devant les GI. 

Malheureusement, Marilyn reste le plus souvent cantonnée à des personnages de ravissante idiote ou de vamp stéréotypée, comme dans le médiocre Niagara de Henry Hathaway. Mais elle réussit parfois à leur insuffler cette sorte de trouble érotique irrésistible, notamment dans Sept ans de réflexion et Certains l’aiment chaud

C’est aussi là que réside le charme réellement bouleversant de ses meilleurs chansons : Diamonds are a girl’s best friend dans Les Hommes préfèrent les blondes ou le prodigieux My heart belongs to daddy dans Le Milliardaire

Le 5 août 1962, Marilyn Monroe est retrouvée morte dans sa villa californienne à l’âge de 36 ans. La police conclut à une overdose de barbituriques mais n’explique en rien l’origine de ce décès. Pour mieux connaître les coulisses de sa disparition, je vous recommande Marilyn 1962 écrit par Sébastien Cauchon.  

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