L'homme de la semaine s’appelle Cory Anthony Booker, sénateur démocrate du New Jersey. Il a assisté à la déposition du Dr Christine Blasey Ford qui racontait, devant le sénat américain, comment Brett Kavanaugh, aujourd’hui candidat du président Trump à la Cour Suprême, l’avait agressée sexuellement en 1982.

L'homme de la semaine s’appelle Cory Anthony Booker, il est sénateur démocrate du New Jersey
L'homme de la semaine s’appelle Cory Anthony Booker, il est sénateur démocrate du New Jersey © AFP / Drew Angerer / GETTY IMAGES NORTH AMERICA

L'homme de la semaine : Cory Anthony Booker

Il s’appelle Cory Anthony Booker, sénateur démocrate du New Jersey, il a assisté, comme des dizaines de millions d’Américains, à la déposition, jeudi dernier, du Dr Christine Blasey Ford. Je rappelle, à ceux qui auraient vécu dans une yourte kazakhe privée de wifi ces derniers jours que cette universitaire racontait, devant le sénat américain, comment Brett Kavanaugh, aujourd’hui candidat du président Trump à la Cour Suprême, l’avait agressée sexuellement lorsqu’ils étaient étudiants. 

On est dans une maison cossue du Maryland, un soir de l’été 1982. Brett sent l’alcool, Brett plaque Christine sur un lit, Brett lui met la main sur la bouche, lui arrache ses vêtements. Et Christine en a encore, évidemment, les larmes aux yeux, quand elle raconte son histoire. Sa bouche tremble mais elle tient bon et va au bout de son récit, devant un Kavanaugh qui hurle au complot. 

C’est alors que Cory Anthony Booker prend la parole…

Je suis sorti pendant la pause et j'ai été submergé de messages de partout dans le pays, des réseaux sociaux. Il y a  des centaines de milliers de personnes qui vous regardent en ce moment. Et message après message, ce sont des gens en larmes, qui ressentent de la douleur et de l'angoisse - mais pas forcément la vôtre, mais la leur.

Vous ouvrez la voie à l'ouverture des blessures et des douleurs des gens de ce pays. C'est rien de moins qu'héroïque. Parce que ce que vous faites pour notre nation en ce moment, au-delà de témoigner, vous exprimez une vérité que ce pays doit comprendre. 

La façon dont nous nous occupons des survivants qui prennent la parole est inacceptable. La façon dont nous nous en occupons, malheureusement, permet à cette sombre culture d'exister. Et votre éclat de mettre lumière ces faits, de dire la vérité, cela est héroïque. 

Alors j’aurais pu vous dire que, non, décidément non, ce qui se joue depuis  #MeToo ça n’est pas une guerre des femmes contre les hommes, contrairement à ce que certains veulent nous faire croire, mais plutôt un bras de fer entre ceux qui veulent que ce monde change et les autres. 

Mais comme j’ai moyennement le temps de développer, je dirai : Sénateur Booker, je t'aime. 

Le slogan de la semaine est andorran

« Laissez vos chapelets en dehors de nos ovaires », c’est sur ce mot d’ordre que s’est tenue, samedi matin, la toute première manifestation pour la légalisation de l’IVG en Andorre

Si si, l’Andorre, avec Malte, Saint Marin et le Vatican est l’un des tout derniers états d’Europe à interdire totalement l’avortement, même en cas de viol, d’inceste, de maladie du fœtus, ou de danger pour la mère. 

Alors, comme slogan, samedi, on avait aussi « les droits de l’homme sont aussi des droits de la femme », mais personnellement, j’ai trouvé ça un tout petit peu exagéré.

Le choc de la semaine : des petits sans père

Des femelles, en couple ou célibataires, se reproduisant et élevant leur progéniture sans l’aide des mâles. Oui, des petits sans pères, c’est exactement ça. Ça se passe dans des sociétés de termites, découvertes tout récemment au Japon… 

Jusqu’ici, on savait que chez certains requins, lézards ou fourmis notamment, les femelles pouvaient se reproduire par division de gamètes non fécondées. Mais chez les termites, c’est la première fois qu’un tel phénomène est repéré. 

Le biologiste Toshi-Hisha Yashiro n’en revenait pas lui-même, comme il l'a expliqué au New York Times

Jusqu’ici, je pensais que la présence de mâles et de femelles était la règle, ça me donne mal à la tête. 

Ouh là,  on le comprend !

La bande annonce de la semaine : "House of Cards"

Les fans l’auront sans doute reconnue. Il s’agit bien entendu de l’excellente série House of Cards, sixième et dernière saison. La bande annonce vient d’être dévoilée par Netflix… 

Exit Frank Underwood, président sur les cinq premières saisons et décédé dans la fiction, parce que Kevin Spacey, qui l’incarnait à l’écran, a, lui, été évincé du plateau parce qu’accusé d’agression sexuelle

Bref, je ne sais pas si vous me suivez mais Claire Underwood, alias Robin Wright, a pris du galon : première dame jusqu’ici, elle est aujourd’hui présidente. Oui, des États-Unis, madame. 

Mais tout ceci, bien sûr, n’est que de la fiction. 

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