Ça ne vous aura pas échappé, nous sommes en plein octobre rose, mois de mobilisation internationale contre le cancer du sein. Près de 600 000 décès par an, d’après les derniers chiffres de l’OMS. Sensibilisation, motivation, prévention, tout est bon. Et ce clip, posté par Serena Williams, c’est très, très bon.

Capture d'écran de la vidéo avec Serena Williams postée sur son compte instagram (@serenawilliams)
Capture d'écran de la vidéo avec Serena Williams postée sur son compte instagram (@serenawilliams)

Un clip pour une mobilisation internationale contre le cancer du sein

C’est une vidéo postée sur son compte Instagram par la championne de tennis Serena Williams. Fond noir, gros plan sur son visage, yeux braqués sur la caméra, elle reprend à cappella un titre de la chanteuse australienne Chrissy Amphlett, décédée d’un cancer du sein en 2013. 

« I touch myself », je me touche, parce qu’on sait que l’auto-palpation est encore l’un des meilleurs moyens de prévenir la progression de la maladie. Oh noooo ? Oh oui ! I don’t want anybody else, je ne veux personne d’autres, alors I touch myself… La caméra dézoome, Serena Williams apparaît en plan américain, ses mains cachant sa plantureuse poitrine. Comme un petit air de défi dans les yeux, dans la voix, pour dire qu’on n’est jamais mieux servi que par soi-même ? Oui, un truc comme ça. 

Un hommage aux 343 françaises en 1971 qui avaient eu le courage de signer un appel à la légalisation de l’IVG

343. C’est le nombre d’européennes, élues écologistes ou de gauche, issues également du milieu associatif, réunies dans ce manifeste. Un hommage direct aux 343 françaises qui en 71, avaient eu le courage de signer un appel à la légalisation de l’IVG. A un moment où l’avortement reste interdit à Malte, où la Pologne tente régulièrement d’en restreindre l’accès, où de nombreux médecins italiens refusent de la pratiquer, où certains de leurs confrères français invoquent leur clause de conscience, les signataires demandent à la commission européenne de protéger le droit des femmes à disposer de leur corps. 

Leur pétition fait immédiatement suite au message du pape François qui a comparé, vous l’avez sans doute entendu, l’IVG à un tueur à gages

À moins que ce ne soit en lien direct avec l’émission de Cyril Hanouna, sur D8 : un débat proposé à ses chroniqueurs et téléspectateurs, le week-end dernier, sobrement intitulé « pour ou contre l’IVG ». Et la semaine prochaine, ce sera sans doute « pour ou contre les aiguilles à tricoter dans l’utérus ». 

Chez Amazon, un robot recruteur plutôt misogynie

C’est à Amazon qu’on la doit. Le géant du commerce en ligne s’était dit « tiens, si j’informatisais aussi mes ressources humaines pour aller plus vite ? » Il testait donc, depuis quatre ans, un robot recruteur, censé trier le tombereau de CV reçus chaque jour. Sauf que son logiciel était calqué sur les profils déjà existants des employés de l’entreprise, majoritairement masculin… Et donc, à votre avis, quelles candidatures étaient immédiatement rejetées ? (…) Toutes celles qui contenaient le mot « femme ». Si, si. 

Des tables à langer dans les toilettes pour hommes

#SquatForChange (« accroupissez-vous pour le changement ». Bon, évidemment, ça claque moins. Mais bref) 

Tout est parti d’un certain Donte Palmer, jeune père de famille californien. Au restaurant avec sa femme et ses deux enfants, il a voulu changer la couche du plus jeune. Petit problème : les toilettes pour hommes ne sont pas équipées de table à langer. Accroupi, il a installé le petit Liam sur ses genoux, demandant à son fils aîné d’immortaliser l’instant. Accompagnée du Hachtag #SquatForChange, la photo a circulé sur les réseaux sociaux, reprise par des dizaines de pères, vent debout (ou accroupis) contre ce sexisme : eh ben oui… 

Qui a dit que seules les femmes devaient changer des couches ? Pas moi. Pas Bill de Blasio non plus. Le maire de New York avait promulgué un texte, en janvier dernier, pour qu’on équipe de table à langer toutes les toilettes publiques, sans distinction de genre. Alors les gars, bravo. Si vous pouviez en profitez en pour demander un vrai congé paternité

Naissance de souris ayant des parents de même sexe

L’académie des sciences de Pékin a réussi à faire naître des souriceaux à partir de deux parents du même sexe. Des couples de souris mâles et des couples de souris femelles. Je ne sais pas ce que j’ai, moi, en ce moment… Après mes familles termites homoparentales… En tous cas : toute ressemblance, tout écho avec l’actualité récente concernant l’espèce humaine serait évidemment fortuite. 

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