La femme de la semaine est colombienne et près avoir fait rêver ses 37 000 abonnés sur les réseaux sociaux, elle se tourne vers un nouveau combat personnel mais pas uniquement...

Capture d'écran d'une photo partagée par l'actrice colombienne Eileen Moreno sur son compte Instagram et qui est devenue virale
Capture d'écran d'une photo partagée par l'actrice colombienne Eileen Moreno sur son compte Instagram et qui est devenue virale

Bonne nouvelle : sur les réseaux sociaux, des hommes et des femmes se dressent contre la maltraitance conjugale

La femme de la semaine est colombienne ; elle s’appelle Eileen Moreno. A 29 ans, elle fait rêver ses 37 000 abonnés avec les selfies qu’elle poste régulièrement sur Instagram : Eileen à la plage, Eileen sur un plateau de tournage, Eileen en loge maquillage… 

Starlette montante du petit écran, la bomba latina qui met le feu aux telenovelas, elle l’incarne parfaitement… Elle incarnait. La bombe, c’est elle qui l’a larguée la semaine dernière. Et le feu, c’est sur les réseaux sociaux qu’il a pris, avec cette nouvelle photo de l’actrice : visage tuméfié, regard éteint, pansement sur le nez, elle se couvre, de la main gauche un œil au beurre noir. En légende, un appel à toutes les femmes victimes de violences conjugales à sortir du bois pour dénoncer leur agresseur. 

Une semaine plus tôt, déjà, une vidéo d’Eileen Moreno était devenue virale sur tout le continent latino américain. La jeune femme se filmait sur son téléphone, en larmes, en sang, elle appelait au secours. Les images datent du mois de juillet dernier. Elle y raconte comment son ex vient de la rouer de coups parce qu’elle a refusé de lui montrer des messages reçus sur son portable. 

Aujourd'hui, ce même ex nie les faits. La justice ne l’a pas poursuivi. 

Alors la colère d’Eileen Moreno est montée. Alors la vidéo. Alors la photo. Et ça s’est embrasé. 

Depuis, ce sont des hashtag, des mots clés qui circulent et fédèrent : #YoSiDenuncio ("je dénonce") ou bien #NiUnaMas, ("pas une de plus"). 

Surtout, il y a ce flot de photos, saisissant, continu, ce code visuel repris par tous : la main gauche sur l’œil gauche et l’œil droit planté dans l’objectif. Les regards sont noirs, plein d’espoir ou de larmes, ça dépend. Les peaux sont claires ou ambrées, lisses ou ridées. Peu importe, tout le monde y va. Beaucoup de femmes ; des hommes, quelques uns. C’est un père qui pose avec sa fille. C’est une mère avec son fils. Ici c’est un couple. Là, un groupe de collégiennes. Partout, la même détermination. Partout, le même ras-le-bol. 

Jusqu’à la vice présidente colombienne, Marta Lucia Ramirez qui, à son tour, se joint au mouvement, promettant de tout faire pour que ces violences cessent

Elle a du boulot : d’après les Nations Unies, 37% des colombiennes seraient victimes de violences conjugales. Et ça, c’est pas de la telenovela

Et l’homme de la semaine, c’est qui ? 

Qui choisir entre la Belgique et Jan Fabre, ou la Suisse et Tariq Ramadan ? 

Bon, allez, les deux, ex æquo. 

Dans une lettre ouverte, une vingtaine de collaborateurs du chorégraphe belge dénoncent le harcèlement sexuel dont ils sont victimes : menaces, chantage, humiliations, tout y est, semble-t-il. Réponse du staf : « Tout le monde le sait, Jan  a une forte personnalité et un style singulier en tant qu’artiste. Mais personne n’est obligé de s’adonner à des comportements qu’il juge inappropriés ». Ah ben oui, elles pouvaient dire non… Pourquoi elles n’y pas pensé ? Je sais pas, peut-être parce qu’il a un style singulier et une forte personnalité, l’artiste ? 

Bon, allez, Tariq Ramadan. Mis en examen en Suisse ce week-end, après une nouvelle plainte pour viol déposée contre lui, la troisième si on compte les deux plaintes françaises. 

Sa défense, elle, ne bouge pas d’une ligne, réaffirmée par son frère Bilal, la semaine dernière, dans les colonnes du journal Le Temps

C'est un complot au plus haut niveau de l’état. La pensée de Tariq dérange, on veut le faire taire 

Et donc, je résume on invente des histoires de viol, alors que, tout au plus, il s’agit, bon, ok, de relations extra-conjugales, de rapports de domination, certes, un peu fougueux et violents sur les bords, mais librement consentis de part et d’autre. S’appuyant là-dessus, ses avocats français devraient à nouveau demander, dès demain, à l’issue d’une nouvelle confrontation avec une plaignante, la remise en liberté de Tariq Ramadan. 

A terme, ça devrait pouvoir se faire : en France, les condamnations pour viol ont baissé de 40% ces dix dernières années, d’après les dernières statistiques du ministère de la justice, alors même que les plaintes n’ont cessé d’augmenter. 

On a dit quoi déjà ? La parole s’est libérée ? Ah oui, c’est juste qu’on l’entend toujours pas.

Une campagne de pub pour susciter des vocations chez les filles

La bonne nouvelle nous vient de Grande Bretagne et plus précisément de la compagnie aérienne Easy Jet, avec cette nouvelle campagne…

La scène se passe dans l’aéroport de Southend, à Londres. Une limousine blanche se gare sur le tarmac… Les portières s’ouvrent, en sort une grappe de petits garçons habillés en steward… Traversant l’aéroport, ils donnent le bras à une petite fille, habillée, elle, en pilote. Tête haute, grand sourire et belles lunettes de soleil aux verres fumés, elle bombe le torse, rayonnante de fierté… La scène évidemment, parodie le film Catch me if you can, de Spielberg, avec Leonardo Di Caprio dans le rôle du pilote flamboyant… 

L’idée de la compagnie est de susciter des vocations chez les filles pour atteindre les 20% de femmes dans leurs futurs recrutements. Pour info, dans le monde, seuls 5% des pilotes sont des femmes

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