Nasrin Sotoudeh, c'est cette avocate iranienne, qu'on avait notamment vu dans le film "Taxi Téhéran". Elle est condamnée à 38 ans de prison pour avoir défendu des femmes qui avaient retiré leurs voiles en public. Amnesty International propose d'essayer de l'aider en envoyant des mails.

En 2013 Nasrin Sotoudeh était de retour chez elle après 3 ans de prison déjà
En 2013 Nasrin Sotoudeh était de retour chez elle après 3 ans de prison déjà © AFP / BEHROUZ MEHRI

La femme de la semaine

Elle est iranienne, avocate, elle s’appelle Nasrin Sotoudeh et certains d’entre vous avaient déjà étés bluffés par ce mélange de sérénité et de détermination qui transparaît à chaque fois qu’elle prend la parole. Souvenez vous, c’était en 2015, elle faisait une apparition dans le film de son compatriote, Jafar Panahi, Taxi Téhéran.

Elle y est retourné, au trou, et ce rire, on ne l’entend plus. En 2010, elle avait déjà purgé trois ans de prison pour avoir défendu des manifestants qui défilaient contre le régime. Deux ans plus tard, elle reçoit le prix Sakharov, décerné par le parlement Européen pour son combat en faveur de la liberté de penser. Aujourd’hui, donc, Nasrin Sotoudeh se retrouve derrière les barreaux de nouveau, promise, en tout à 38 ans de prison et 148 coups de fouet. Condamnée, entre autre, pour « incitation à la débauche », on lui reproche cette fois d’avoir défendu des femmes qui avaient osé enlever leur foulard en public. Ça vous choque ? Parfait. Vous pouvez faire quelque chose. Allez sur le site d’Amnesty international, www.amnesty.fr, et vous trouverez, sur la page d’accueil, un tweet pré-rédigé à envoyer au guide suprême de la révolution islamique, ou un mail, à destination de l’ambassade d’Iran. Allez y, et faites les pleuvoir, s’il vous plaît, pour la libération de Nasrin Sotoudeh. 

Deux coups de pub cette semaine, un bon et un moins bon… 

On commence par le bon, allez ! Et c’est à la régie de transports berlinois qu’on la doit. Hier, lundi, les tickets de métro vendus aux femmes affichaient une baisse de 21 % sur les tarifs usuels. 21 % c’est en moyenne l’écart salarial officiel entre les hommes et les femmes, en Allemagne. La date n’était pas non plus choisie au hasard : le 18 mars, c’est le 77 ème jour de l’année, et il faudrait 77 jours de travail en plus pour que les femmes puissent rattraper ces inégalités. Joli coup de pub, dans un pays qui n’est pas très bon élève en la matière. Belle idée de communication, aussi, pour une entreprise qui n’emploie que 20 % de femmes. Certes. Mais parmi elles, il y a la big boss. Oui, la BVG est dirigée par une femme… Comme quoi, parfois, ça peut légèrement changer la donne. 

Qui s’occupe des réseaux sociaux pour le compte de Medical Shots ?

Un homme, ou une femme, on sait pas… Mais en tous cas, soit une très très vieille personne, soit quelqu’un qui aurait vécu dans une sorte de yourte depuis le début du mouvement Me Too. Medical Shots, c’est un compte d’information médicale sur Twitter, qui a eu la très, très bonne idée, de diffuser cette photo à ses 225 000 abonnés : un petit garçon, une petite fille, de dos, dans ce qui ressemble à un couloir d’hôpital. Le petit garçon est en bleu, la petite fille en rose, évidemment. Sur le sweat du premier est écrit : "médecin en devenir". Sur celui de la gamine, je vous laisse deviner : "Infirmière en devenir". Cute, non ? ‘C’est mignon’, voilà ce que disait le tweet qui accompagnait la photo. Tweet qui, en retour, s’est pris une volée de bois vert sur Twitter, pour le coup, pas mignonne du tout. Et à l’heure où je vous parle, je pense que l’auteur de ce tweet est en train de ravaler ces sweat maille après maille. 

L’info de la semaine. 

Vous savez qui a déclenché la tempête qui a frappé la Malaisie, le 9 Mars dernier ? Ben, la communauté LGBT. Souvenez-vous, il y avait eu un rassemblement, ce jour là, à Kuala Lumpur. Des dizaines et des dizaines d’homosexuels dans les rues, rassemblés pour demander un chouille de liberté, évidemment, ça a déclenché la colère des Dieux, qui, de là, forcément, on envoyé les vents, le tonnerre, la foudre. 

C’est en tout cas ce qu’a cru bon de déclarer une internaute, avec un tweet partagé 14 000 fois, dans un pays où l’homosexualité reste proscrite. Et qui, comme tel, figure en très mauvaise position sur le classement établi chaque année par le site Spartacus. Après avoir compilé les données fournies par de grandes ONG plus l’ONU, celui ci fait le point sur l’avancée des droits LGBT dans le monde. Les purges anti-homosexuels perpétrées régulièrement en Tchétchénie, lui donne la dernière place du classement. A l’autre bout, premier ex æquo, le Portugal vient de rejoindre la Suède et le Canada : là bas, les couples d’hommes et de femmes peuvent se marier et faire des enfants. La France, elle, dégringole, passant de la 6ème à la 17ème place cette année : hausse des actes homophobes d’un côté, report de la loi sur l’ouverture de la PMA, comment vous dire, c’est pas brillant.   

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