En Angola, l'homosexualité n'est plus interdite, et la discrimination envers les homosexuels est même condamnée. Une bonne nouvelle, même si il faut se rappeler que c'est loin d'être le cas partout dans le monde.

Ça y est, les personnes de même sexe vont pouvoir s’aimer et, peut-être, faire des choses avec leur corps, leurs mains, leurs bouches, sans avoir peur de finir en prison… L’article du code pénal angolais qui réprimait les « vices contre nature » vient d’être supprimé. Vestige du passé colonial portugais, il était vague, mais toujours interprété comme une condamnation pure et simple de l’homosexualité. Dans la foulée, une loi a été votée pour punir toute discrimination envers les personnes LGBT. Alors on dit joie, on dit bravo ! Mais on en profite pour rappeler que, dans soixante neuf pays du monde, les homosexuels sont toujours des criminels au regard de la loi. Et que, même dans les pays où ils ne le sont plus, c’est pas forcément Byzance. Vous vous souvenez ? Décembre 2017, au Parlement Australien, les explosions de joie, les embrassades, les applaudissements ? Le mariage venait de s’ouvrir aux couples de femmes et d’hommes. Et, de très loin, on se disait : « waouh, la modernité du pays, l’ouverture d’esprit des australiens, la totale tolérance des gens, non mais attends, c’est dingue »… Deux ans plus tard, on explose un tout petit peu moins de joie quand on lit cette étude de l’université de Sydney : oui, il y a bien un lien direct entre la flambée des actes homophobes d’un côté, l’augmentation du stress, de la dépression, de l’anxiété chez les personnes LGBT, de l’autre… Et les débats qui ont entouré le vote de la loi. 

Alors pour ceux qui se demanderaient si c’est un spécificité australienne, un peu comme les kangourous, évidemment, la réponse est non. En 2013, au moment où on vote le mariage pour tous, en France, SOS Homophobie note une recrudescence sans précédent de violences homophobes : 27 % de témoignages supplémentaires reçus par l’association. Alors oui, parfois, le débat permet d’apaiser les consciences, mais on va dire que pas toujours. 

Un peu de baume au cœur et d’espoir à l’horizon

Il est norvégien, barbu, costaud, il est comédien, et il a posté cette vidéo sur les réseaux sociaux cette semaine : déguisé, comme son fils, en Reine des neiges, avec tout ce qu’il faut de tulle, de robe en soie bleue et de diadème sur la tête, ils dansent, tous les deux, dans leur salon, sur le générique du dessin animé. Bras en l’air, glissades, pirouettes, Ils sont en plein trip, la chorégraphie n’est pas encore hyper ciselée, hein, mais ils ont l’air de s’éclater et franchement, c’est contagieux. 

« Je me fiche de ce qu’ils vont dire », dit la chanson, et il a bien raison, ce père Reine des neiges. Sa vidéo a fait un carton : 15 millions de vue sur Facebook, 100 000 commentaires et, pour la plupart, assez élogieux. Allez la voir, si vous l’avez ratée. Parce que oui, je sais, cette chanson s’incruste dans la tête et fait saigner des oreilles, mais là, elle fait surtout sourire des yeux. 

Le chiffre de la semaine

16. Comme dans 16 % d’écart salarial moyen entre les hommes et les femmes en Europe, selon le dernier baromètre Eurostat sur la question. Pour être plus clair : quand un homme gagne 1 euro, une femme gagne 84 centimes. La question, c’est pourquoi ? Je vous laisse deviner. Les femmes gagnent en moyenne 16 % de moins que les hommes parce que : 

- Réponse A : parce qu’elles n'en rament pas une, les feignasses. 

- Réponse B : parce qu’elles sont pas foutues de négocier, les greluches. 

- Réponse C : parce qu’elles le valent bien, les blondasses ? 

D’études en études, ça se confirme : les femmes sont sur-représentées  dans des secteurs peu rémunérateurs, comme la santé, le social, l’administration publique et/ou sur des postes à temps partiels – ben oui, faut bien quelqu’un pour s’occuper des enfants. Je sais pas si c’est dans vos projets, mais vous oubliez la Lettonie : 25 % d’écart salarial en moyenne, on est tout en bas du tableau, pas très loin du Royaume Uni ou de l’Allemagne, qui se calent à 21 %. La Roumanie et l’Italie s’en sortent beaucoup mieux, avec une moyenne de 5 % d’écart. La France, elle, frôle les 15 %. Ce qui nous place au 18ème rang européen, sur 27. 

C’est pas génial, mais au moins, chez nous il y a quand même beaucoup, beaucoup de femmes à des postes à responsabilités. Regardez le perchoir, à l’assemblée… Ah non, pardon, le Sénat ! Matignon-non plus. 

On termine avec la petite phrase de la semaine

Ou le pape François de de la semaine. Il a le sens de la formule, voire celui du buzz, on le sait. Preuve encore ce week-end, à Panama, pendant les JMJ. L’homme aux 44 000 abonnés sur Twitter a su trouver les mots pour faire tilter toutes ces jeunes consciences en pleine maturation : toujours aussi agile du pouce, il a tweeté : « Marie est la femme qui a le plus influencé l’histoire. Sans les réseaux sociaux, elle a été la première influenceuse, l’influenceuse de Dieu ». Dis comme ça, je sais, ça peut paraître un peu chelou. L’abus d’ostie est-il dangereux pour la santé ? On ne sait pas, peut-être. Et en même temps, une femme qui tombe enceinte, seule et qui tout en restant vierge devient mère, ça sent… Soit le fake news avant Facebook, soit la PMA avant l’heure, non ? 

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