C'est la mauvaise idée de la semaine : se mettre de l'ail dans le vagin. Cela peut paraître surprenant, mais des Youtubeuses le conseillent, et des femmes le font vraiment.

De l'ail dans le vagin ?
De l'ail dans le vagin ? © Getty / Robert Daly

Le tweet de la semaine

C’est une gynécologue américaine qui l’a posté et ça commence comme ça : « pourquoi il ne faut pas mettre d’ail dans son vagin ». What ? Parce que, certaines se mettent de l’ail dans le vagin ? Et bien oui, et pas certaines, elles sont même de plus en plus nombreuses à le faire,  encouragées en cela par des Youtubeuses, et toute cette nouvelle tendance végétaro-gynécologique. La chimie on se méfie, la pilule à la poubelle, vive le retour au naturel, parce que j’aime l’écologie, la planète et la vie aussi.

Vive le persil ! Oui, le persil, toujours dans le vagin, permettrait de faire avancer la date des règles. Et tant qu’à faire, vous me remettrez un peu de yaourt pour protéger la flore, ou encore de l’œuf de jade pour doper la faune – et son énergie sexuelle. L’ail, lui, permettrait de se prémunir contre les mycoses. 

Mais dans ce tweet, le docteur Jennifer Gunter le rappelle : certes, l’ail contient un antibiotique naturel. L’acilline. Qui peut avoir des propriétés anti-germes pour peu qu’elles soient extraites en milieu stérile. Et à condition, pour que ce soit efficace, de les réduire en purée. Je vous laisse imaginer ce que ça peut donner, de l’ail écrasé sur des muqueuses aussi sensibles : ça pique. Pire : cette fameuse gousse d’ail peut contenir une bactérie, provenant de la terre dont elle a été extraite et qui va adorer pouvoir se balader en milieu humide. 

Bref, les filles, les femmes, qui adorent YouTube et leurs tutos écolos intimes : l’ail, dans le vagin, ben on fait pas. 

Au Japon, la fin des talons hauts

Ne plus avoir l’obligation systématique de porter des talons hauts sur le lieu de travail. C’est un mouvement de colère qui anime les japonaises depuis plusieurs semaines, sur les réseaux sociaux. Tout commence en janvier, lorsqu’une jeune femme, actrice et comédienne, s’indigne de cette coutume qui oblige les salariées à travailler perchées sur des talons de 5, de 7, de 12. Dans la foulée, elle lance ce hachtag, ce mot clé : Kutoo, référence directe au mouvement MeToo, mais aussi à deux termes japonais  : « kutsu » pour les chaussures et « kutsuu » pour la douleur. Très rapidement, ce KuToo devient viral. 

Elles sont des milliers à raconter les blessures, la fatigue des fins de journées où les pieds font si mal qu’il devient tout simplement impossible de faire correctement son travail. Depuis, une pétition circule, sur "change.org" : adressée au ministère japonais de la santé, du travail et des affaires sociales, elle demande tout simplement que les femmes aient le choix de porter des talons ou pas. C’est très sérieux cette pétition, et même, ça s’inspire d’un mouvement similaire, né en Grande Bretagne en 2016. C’est encore une actrice qui l’avait lancé : licenciée pour avoir refusé de porter des talons hauts, elle avait fini par obtenir la création d’une commission parlementaire pour assouplir les codes vestimentaires des femmes au travail.

L'image de la semaine

Un château, étrangement endormi. Un prince, beau comme le jour, et courageux, et valeureux, et bientôt amoureux, drapé dans cette cape rouge passion (à moins que ce ne soit framboise écrasée, je ne sais pas, il y a débat), traverse la cour du château, grimpe les escaliers quatre à quatre, fait irruption dans un donjon. Elle est là, qui l’attend, la belle endormie. Sa longue et blonde chevelure encadrant un visage dessiné par les anges certainement, les deux mains croisées sur sa poitrine tenant une rose couleur framboise écrasée (ou peut-être rouge passion, je sais pas y a débat) elle semble loin, très loin de nous. Mais le prince s’assied sur le rebord du lit et il se penche vers la belle et il l’embrasse. Miracle : elle se réveille ! Et là, elle lui met sa main dans la gueule et elle lui dit : « non mais oh, tu m’as demandé, à moi, si j’en avais envie de t’embrasser ? » 

Ça, ce serait la version féministe du conte de Grimm. Mais même Disney passe outre le consentement de la jeune femme. Et c’est justement pour ça que des militantes catalanes ont demandé à plusieurs bibliothèques de retirer le livre de leurs rayons. Dans la foulée, elles ont fait de même avec Le petit chaperon rouge. Là, c’est plus le côté « je t’apprends dès toute petite à faire les courses et les ramener à la maison » qui les agace. Mais alors, qui sait ce qu’il adviendra, bientôt, de Blanche Neige, de son esclavagisme et de ses sept nains lubriques. Quant à Peau d’âne et son père incestueux… Comment vous dire, côté « faisons l’inventaire de nos inconscients collectifs »… Et bien il y a du boulot. 

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