Coup de projecteur sur l'une des oeuvres du plus connus des auteurs français, Victor Hugo

Quel le film le plus célèbre au monde? Star Wars. 

Quelle est sa réplique la plus célèbre? : « Non : je suis ton père ». 

Le twist, le retournement de situation le plus apprécié au monde donc, « Ralala mon pire ennemi, le gars le plus méchant du monde des étoiles, en fait c’est mon daron, god damn it, c’est vraiment pas de bol, j’ai tellement le seum que je dois être belge », est un pillage américain d’un auteur français, et pas n’importe lequel, peut-être le plus célèbre, le François le français des écrivains, j’ai nommé : Victor Hugo.

Dans cette pièce de théâtre de 1833 : Lucrèce Borgia. Et dont la dernière réplique est une révélation : « Je suis ta mère! ». 

Maintenant que j’ai rétabli la justice, encore une enquête résolue d’une main de maitre de l’inspecteur Arnaud, c’est quoi Lucrèce Borgia? C’est qui? c’est elle la mère? Et la mère de qui? Mollo Paulo, je vais répondre. Soyons ordonnés, laissons de côté temporairement la dernière réplique, commençant avec l’acte 1.

Une bande de jeunes mecs vers l’an 1500 traînent sur une terrasse (!) à Venise un soir de fête, de carnaval. Et comme si ça suffisait pas, une didascalie précise : « Des masques traversent par instants le théâtre » (!). T’en veux de la modernité, en voilà.

Ils tchatchent. D’une femme? Pas une qu’ils veulent séduire, occupation favorite numéro 1 des jeunes gens, ceux là et les autres, la numéro 2 c’est la guerre, ce sont des jeunes nobles donc soldats.

Une femme terrifiante, que toute l’Italie hait, qui terrifie toute l’Italie, c’est la fille du pape, Alexandre VI, c’est la soeur du très riche et très puissant César Borgia, « Cet homme a la rage de tuer ses parents », elle-même empoisonneuse, inceste selon la rumeur avec son père et ses frères, et tenue responsable de la mort un poil précipitée de ses trois premiers maris.

Les Ewing de Dallas à côté des Borgia, c’est des bébés chats qui éternuent.

Dans cette bande, un seul ne participe pas à la conversation, il dort. Il s’appelle Gennaro et il s’est endormi. Il n’est pas tout à fait comme les autres : il n’est pas noble quoique capitaine lui aussi, mystère de sa naissance alors toutes ces histoires  de famille blindées qui s’entretuent dans l’Italie de 1500, il s’en bat les couettes, Gennaro. 

Et puis, les autres rejoignent la fête et le laisse endormi, tel la belle au bois dormant. Et puis une femme masquée entre et le regarde dormir. Amoureusement ? Non. Il ne s’agit pas de ça. Elle s’en explique à son fidèle serviteur et complice, Gubetta, elle l’aime de manière platonique parce qu’elle a trouvé « dans cette fatale et criminelle Italie, un coeur noble et pur, un coeur d’ange sous une cuirasse de soldat ». 

Et elle voudrait « obtenir un peu de tendresse, un peu d’estime dans ce coeur si fier, si pur ». Gubetta est scié. C’est que cette dame masquée et platonique c’est … Lucrèce Borgia. Connaissant les moeurs de sa patronne, il précise : « C’est poussé furieusement loin le Carnaval ». 

Mais voilà que le garçon se réveille, il est ému dans le sens premier du terme : troublé donc, par cette belle femme qui le regardait dormir et qui a enlevé son masque pour essuyer ses larmes. Mais voilà que la bande revient et eux, ils reconnaissent cette femme, c’est le monstre, c’est la Borgia, hors de ses terres de Ferrarre, à Venise, elle est seule sans gardes, elle est sans armes. 

La bande deviendra-t-elle meute? Gennaro y prendra-t-il part? Demain … Merci Bisous Merci

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