S’il y a bien une chose qu’on a compris ce week-end, c’est que les faits divers nous rendent zinzin. L’émotion nous empoigne, on essaye de comprendre, on fait le grand huit-le haut le bas le chaud le froid.

Et dans le cas de Xavier Dupont De Ligonnès, on se prend à être d’accord avec François Mauriac, quand il écrit que « La déception est un sentiment qui ne déçoit ja-mais ». Merci François, vous êtes bien aimable…

Mais si vous désirez hors manège de fête foraine, comprendre ce que c’est qu’un fait-divers, tout ce que c’est qu’un fait-divers, on éteint les chaines tout info, on ouvre ce livre qui porte un prénom féminin : Laetitia. 

Qui est Laëtitia ? Une jeune fille qui menait une vie sans histoires avec sa sœur jumelle dans sa famille d’accueil, à Pornic, où elle était serveuse. En janvier 2011 elle est enlevée, et il faudra plusieurs semaines de recherches intenses pour retrouver son corps martyrisé. Elle avait 18 ans. 

Ce prénom, qui signifie la joie en latin, devient une affaire médiatique qui tient la une pendant 6 semaines, avec des rebondissements jusqu’en août, ce qui est rare pour un fait divers. 

Ce prénom devient une affaire d’Etat après l’intervention du président de l’époque, Nicolas Sarkozy, qui entraîne une grève des magistrats, et ça c’est pas courant - pour rappel la magistrature c’est pas exactement un cercle de dangereux gauchistes.

Pourquoi Ivan Jablonka l’auteur du livre Laëtitia se lance-t-il à écrire cette histoire ?

Ivan Jablonka : "Laëtitia ou la Fin des hommes", ré-édité aux éditions Points.

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