Si Don Winslow est un immense auteur de polars, il n’est pas exactement un libéral, un progressiste, encore moins un activiste. Sauf qu’entre-temps, Donald Trump est devenu président des Etats-Unis, et Don Winslow ça lui a fait un coup de Calgon vénère !

Chacun ses armes, face à la colère, les élus démocrates tentent de mener une procédure d’impeachment, Ronan Farrow produit un livre pour expliquer la puissance de mise en silence détenue par des gens comme Weinstein, Epstein … et Trump. 

Don Winslow, lui, écrit la suite et fin de son chef d’oeuvre La Griffe du Chien, puis Cartel. Elle s’appelle La Frontière. Celle entre le Mexique et les EU, celle qui était un argument de campagne du candidat Trump : un vraiment très grand gros mur, chacun chez soi, les méchants à Juarez, les gentils à El Paso et cinquante qui font cent. C’est à ça qu’on reconnait un abruti mais également un potentiel dictateur : proposer des solutions simples à un problème complexe.

Le problème complexe : la guerre contre la drogue, menée par les américains depuis les années 70, et que Don Winslow nous avait brillamment et violemment racontée dans ses deux premiers opera (pluriel de opus, operis, neutre) en s’attachant au pas d’un flic de la DEA, Art Keller, qui finit par comprendre qu’en réalité, la guerre contre la drogue avait surtout été la guerre contre le communisme. 

Le résultat : une réussite totale, grâce à des milliards investis, le communisme a pris sa calotte, et les américains ne se droguent plus. Je plaisante. Non seulement les américains se droguent de plus en plus, mais ils en meurent aussi de plus en plus. Avant c’était les pauvres, c’était embêtant, mais voilà aussi, les pauvres sont pas malins. Maintenant c’est aussi les riches et célèbres. Le seul vrai point commun entre Prince et MJ, la cause de leur mort : cocktail à base d’opioïdes.

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