Avoir le cœur bien accroché. Nécessité pour lire ce livre-là. Et moi il n’est pas bien accroché, je fais partie des gens qui, s’ils pensent à leur cœur comme à un organe musculaire creux qui pompe le sang vers les vaisseaux sanguins et les cavités du corps à travers des contractions rythmiques...

Or le livre s’ouvre sur une splénectomie (ablation de la rate) en public pratiquée par le chirurgien Jules Péan. Dans le public fourni, qui devient tout pâle, s’évanouit ou vomit, un peintre impassible qui dessine. 

L’anatomie une fascination commune à leurs deux apostolats. L’anatomie certes, mais surtout le principe de la vie, du corps, le peintre bouillonne, et ne voit la vie dans les corps que comme un bouillonnement.

Le corps, le corps, le corps. 

Et c’est cohérent cette séance de splénectomie live car sinon on ne peut pas évoquer ce peintre-là. Sinon on passe à côté. Sinon il est surtout né Henri de Toulouse Lautrec, fils du comte Alphonse Charles de Toulouse Lautrec Monfa et d’Adèle Zoé Tapié de Céleyran. Un peintre classique à présent que le temps est passé, ses toiles sont dans les musées les plus importants, au Grand Palais en ce moment, par exemple.

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