Un roman avec un seul « Je », mais deux narrations distinctes, Roman, enfant d’un père violent et d’une mère battue, et en même temps, portrait de Roman en jeune homme à qui la boxe ne suffit plus (oui la boxe, pas le backgammon ou le curling) et qui rencontre et l’amour et l’amitié au sein d’une bande de jeunes gens

Une vie violente après une enfance violentée. Ce n’est pas toujours vrai. Ce serait même abominable que ce soit toujours vrai. Ce qui est vrai, c’est que la violence n’arrive pas en « génération spontanée », la vérité c’est que les gens qui ont des vies violentes ont rarement eu des enfances paisibles. Des enfances où par exemple Mary Poppins s’occupe de ton quatre heures, t’organises des ballades pépouzes dans des dessins animés et te file des formules magiques en te chantant que l’important c’est « la façon de le dire ». « la mestsikabou, la bibidibou, la bibidibabidibou … ». 

Quoi ? Vous n’y croyez pas ? Vous êtes de trop grandes personnes pour croire à la magie. Pour croire à cette chanson inchantable lorsqu’on a trop bu. Vous avez sans doute raison. L’important c’est pas ça, l’important c’est la suite, c’est quand elle précise « L’important c’est la façon de le dire ». 

Dire son enfance violentée. Trouver les mots, les débusquer, les mettre à la lumière. Ce que ne fait pas Roman. Ce que ne fait pas Ana, son amoureuse. Ce que ne font aucun des membres de la bande. Seul Igor sait et ces secrets, leurs secrets, il les a volés.

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