Pour la majorité des gens, 404 c’est 404 fichier introuvable. Très frustrant, parce qu’on a pris l’habitude que nos moteurs de recherche aient toutes les réponses à toutes nos questions, toutes sauf « Où est Charlie? ». (J’ai bien un début de réponse, moi, mais on me fait signe que ce n’est pas nécessaire).

Mais 404 pour certains de ma génération, c’est aussi une vieille chose de 1991. Et Sabri Louatah c’est bien de ce 404 là aussi qu’il cause, et je le cite : « La 404 bâchée c’était un peu la Porsche des immigrés ». 

404 le roman est un mix entre les deux. Entre internet et ceux qu’on appelait les immigrés quand j’étais petite et que je vivais à Saint- Etienne. Maintenant on dit les « musulmans ». La sémantique ça compte, même si on est un con. Surtout si on est un con. 

On est 2022, deux choses nouvelles sont là : une présidente à la tête de la France. Sors pas tout de suite ton Vuvuzela, Guillaume, cette jeune femme blonde favorise l’épanouissement de tout un tas d’idées qui se portent déjà bien en 2020. Tout le monde y est ? Bien… 

L’autre chose ce sont les Mirages, des deep fakes tellement bien faits que personne ne peut distinguer le faux du vrai, « La preuve par l’image n’est plus la preuve par l’image ». Et alors qu’un de ces mirages où l’ont voit/où l’on croit voir, la future jeune présidente subir un viol digital par le jeune président algérien fraîchement élu, précipitant d’ailleurs l’élection de la victime, une femme Allia, polytechnicienne, d’origine et arabe et juive, avec le financement d’un homme d’affaires, ancien camarade d’études, Kader, trouve une parade. Le 404. « Un flux video impossible à enregistrer, à éditer et donc à contrefaire ». Voilà le seul antidote aux Mirages.

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