Le magazine de Sophie Davant, s’appelle "S comme Sophie". Le numéro 1 s’est vendu à 160 000 exemplaires, et le suivant vient de sortir.

Quand les stars de la télé ont leur magazine papier
Quand les stars de la télé ont leur magazine papier

Le concept : un magazine féminin populaire, axé sur le développement personnel et qui touche des lectrices de 40 à 70 ans. Surtout, Sophie Davant, ne veut pas être un prétexte commercial. Directrice éditoriale, elle valide le sommaire, relit les articles, réalise des interviews et écrit : sur l’après-Covid, le coming out, l’incontinence ou la masturbation dans le deuxième numéro. Et elle est très très présente en photo, et pas seulement sur la couverture. Dans le premier numéro : 23 photos de Sophie Davant. Dans le deuxième : 19. Ca baisse encore dans le troisième en préparation. Elle se dit peu à l’aise avec cette mise en avant, mais ça fait partie du jeu. C’est le patron de Télé 7 Jours, filiale du même groupe de presse, CMI, qui en a eu l’idée : car à 57 ans, Sophie Davant, fait un carton chaque fois qu’elle est en couv’ d’un magazine TV. Anecdote : sa coiffure est une des plus demandées dans les salons de coiffure, dit-on. Elle coche donc les cases identification et proximité. Sans oublier, évidemment, qu’elle est journaliste de formation. 

Et cette personnification redevient tendance dans la presse. Le trimestriel Mission Patrimoine vient de naître. Stéphane Bern écrit l’édito, réalise la grande interview et s’affiche en couv’ des deux premiers numéros. Le modèle est américain. Aux États-Unis, l’animatrice de télé Oprah Winfrey vient pourtant d’annoncer la fin de son magazine mythique, « O », 245 numéros. Lancé en l’an 2000, il a culminé à 2,7 millions d’exemplaires en 2004. C’était LE grand magazine mondial porté par une personnalité télé : un des premiers à mettre en avant toutes les diversités. “J'ai voulu créer un manuel pour vivre pleinement la vie, a expliqué Winfrey. Mais je n’avais pas prévu d’être sur toutes les couvertures.” Pourtant, ç’a été le cas. Jusqu’en juillet 2020, lorsque le magazine a fait la une avec Breonna Taylor, une jeune afro-américaine tuée par la police à Louisville. 

En France aussi, il y a eu des précurseurs, venus de la télé... D’abord Dorothée Magazine entre 1989 et 1998. En 2004, Julien Courbet a créé Stop Arnaques. Puis, il y a eu le bimestriel Cuisine by Cyril Lignac. Sans oublier les éphémères magazines des enfants youtubers Swan et Néo ou de la pâtissière Roxane lancés en 2018 mais déjà disparus. Autre exemple, qui, lui, dure :  Slam Magazine, dont le numéro 53 vient de sortir. L’animateur du jeu de France 3, Cyril Féraud, est à chaque fois à la une de ce bimestriel de jeux. Enfin, le quatrième numéro du Journal d’Inès (De La Fressange) sera publié avant l’été en supplément au magazine Elle.

Sans oublier Michel Cymes qui a quatre magazines à son nom ! Dr Good, le bimestriel de santé lancé en septembre 2017 et qui se vend à près de 200 000 exemplaires. Mais aussi Dr Good c’est bon sur l’alimentation, Dr Good Kids pour les enfants… et le petit dernier de 2020, Dr Good Véto. “Je ne suis pas juste une vitrine car ma crédibilité est en jeu”, nous confie Michel Cymes. Il valide les articles santé, surveille les experts et… contrôle les pubs. Lui aussi aimerait ne plus être trop en photo. Dans le numéro en vente actuellement, il n’apparaît que sept fois ! Mais reste en couv, marketing oblige.

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