En France, 17% des résidences principales (soit 4,8 millions de logements) sont des passoires énergétiques. Leur mauvaise isolation fait que ces logements consomment énormément d’énergie, génèrent beaucoup de C02 et donc de gaz à effet de serre. Mais bonne nouvelle, il existe des solutions pour polluer moins.

4,8 millions de logements sont aujourd'hui, en France, des passoires énergétiques (image générique d'illustration)
4,8 millions de logements sont aujourd'hui, en France, des passoires énergétiques (image générique d'illustration) © Getty / piranka

Je ne sais pas vous, mais moi, je me tâte furieusement à rallumer le chauffage pour éviter d’accumuler les couches tel un oignon à l’intérieur de mon appartement...

Figurez-vous  que j’essaie de reculer le plus possible la date fatidique où il faudra rallumer le chauffage car, sans vous raconter ma vie et au-delà du coût  financier,  mon appartement est en catégorie D du fameux DPE, le diagnostic de  performance énergétique. Vous savez, ce sont ces petites barres de  couleur classées par catégorie A B C D E F G que l’on voit sur les  annonces immobilières. Le DPE est l’indicateur pour évaluer la quantité d’énergie et de gaz à effet de serre consommée ou dégagée  par un logement. 

Les F et G, couleurs orange et rouge, les mauvais élèves, ce qu’on appelle une passoire énergétique - on entend beaucoup ce terme qui concernerait 17% des résidences principales en France, 4,8 millions de logements, principalement des habitations construites avant les années 1950, avec une mauvaise isolation thermique. 

Des logements qui consomment énormément d’énergie, génèrent beaucoup de C02 et donc de gaz à effet de serre. Si on ajoute à cela, les énergies fossiles (gaz, pétrole, charbon) qui  représentent 79 % des techniques que l’on utilise pour se chauffer, cela fait beaucoup. Et, malheureusement pour nous qui voulions nous réchauffer au coin de la cheminée, eh bien cela pollue, moins mais quand même. 

Le chauffage au bois n’est pas en reste avec les émissions d’hydrocarbures aromatiques polycycliques, le monoxyde de carbone, de benzène et, évidemment, les particules fines. 

La bonne nouvelle, c’est qu’il existe des solutions pour polluer moins ! 

D’abord, la rénovation énergétique, il est possible de faire en sorte que l’énergie ne fuie plus de nos maisons. En plus, des aides existent pour atténuer les coûts pour le foyer. Autre solution efficace, les réseaux de chaleur, aussi appelés chauffage urbain. Il en existe un peu plus de 750 en France. C’est un très très gros chauffage utilisé à l’échelle d’un ou de plusieurs quartiers. La chaleur est  transportée par de grandes canalisations qui desservent les bâtiments. Un seul gros chauffage plutôt que plusieurs, possiblement mal entretenus. 

Les chauffages urbains permettent d’utiliser des énergies renouvelables comme la chaleur de récupération issue de l’incinération de nos ordures ou encore la géothermie. Ces réseaux de chaleur devraient être fortement développés et densifiés dans les prochaines années. 

Puis un autre système tout à fait réjouissant : la chaleur humaine ou comment l’agitation de nos corps produit de l’énergie. C’est un procédé déjà utilisé à la gare de Stockholm. À Paris, du côté de Beaubourg, les mouvements des usagers dans les couloirs du métro voisin servent à chauffer à hauteur de 35% un immeuble du quartier. Et ce, grâce à un système reliant le sous-sol de l’immeuble au métro. C’est réjouissant, car c’est un procédé déclinable dans plein d’endroits de passage. Je pourrais  aussi vous parler des panneaux solaires, même si leur impact environnemental est parfois critiqué, Greenpeace a tout récemment assuré qu’il était possible de limiter ces impacts. 

Pour  finir, je vous rappelle qu’il existe aussi les plaids, les pyjamas en pilou pilou, les charentaises et peut-être une dernière  alternative pour se réchauffer les cœurs par les temps froids qui courent : se porter beaucoup d’amour et de bienveillance, avec une distance d’un mètre bien sûr.

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