Les choix musicaux de Mélanie

Alors évidemment, Pierre Palmade, vous avez chanté … On vous aurai imaginé explorer vos influences Claude François, chorégraphie et veste à paillette et pourtant, pas du tout, pour cet album très personnel de petites tranches de vie, c’est vers Pierre Perret que vous êtes allé pêché l’inspiration.  En septembre 2013, donc, vous sortez votre premier album, " Interdit aux moins de 30 ans ", un court disque de onze chansons, avec ce tube, “l’amour cochon”. 

Pierre Palmade : L’amour Cochon

Du cochon toujours  avec un artiste anglais de musique électronique, ( je me suis laissé dire,  Pierre, que vous étiez un noctambule, et que par conséquent la musique éléctronique ne vous avait pas échappée ) du cochon, donc, et plus précisément du porc avec Matthew Herbert, génie absolu de la musique, qui sortait quelques mois avant vous, One Pig, l’histoire de la vie d’un porc "de la naissance à l'assiette".

Matthew Herbert - September (Accidental)

Ici, c’est donc le son d’un vrai cochon,  décédé depuis ce disque, non sans avoir touché à la beauté de la postérité. Il y a un lien historique entre la musique concrète des sons de la vie et la musique électronique, je vous raconterai ça un jour quand on aura une heure. Le concret, c’est à la fois magique et extrêmement ennuyeux, prenez le Brexit, le nouveau projet de Matthew Herbert, en voilà un sujet casse gueule pour un disque, mais une fois qu’on a fait la vie d’un cochon, on peut bien s’attaquer à la politique de son pays … The State Between Us c’est le nouveau challenge, de Matthew Herbert  avec son Brexit Big Band, 20 musiciens sur scène, et un disque qui explore les sons d’un  voyage à pied à travers la Grande-Bretagne" en voici le trailer. 

The Matthew Herbert Brexit Big Band | Trailer

Les sons d'un nageur traversant la Manche, d'une Ford Fiesta en cours de démontage et d'une trompette que l’on plonge dans la friture… Ca sort le 29 mars, la poésie du concret… Ca me fait penser, on pourrait faire un remix de votre chanson l’amour cochon avec des sons du réel… ce serait très Gainsbourien… Bref, pour terminer cette incursion dans la distortion du dur, je vous propose d’aller faire un tour à Paris, le 15 mars, à Hôtel de Lauzun, à 18h, pour découvrir, dans le cadre du festival Paris Music, le Club des Haschishins, lieu de rencontre d’artistes qui ne fumaient pas de haschich, mais le mangeait, Charles Beaudelaire, Gérard de Nerval, Gustave Flaubert, Alexandre Dumas, Honoré de Balzac, les peintres Honoré Daumier et Eugène Delacroix et aussi, Théophile Gautier, un des tous premiers «clients» du club,  qui décrit les effets de l'absorption de haschich en trois phases : hyperesthésie des sensations, en particulier auditives, la dilatation du temps, et enfin l’apparition de figures grotesques. Dans ce cadre haschishin, on écoutera quelqu’un dont j’admire le travail depuis longtemps, Ignatus, poète du réel. 

Epok : "un travail"  

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