On navigue entre Tunis et Paris aujourd'hui avec la nouvelle découverte de Mélanie Bauer : l'auteure-compositrice-interprète et actrice franco-tunisienne Nawel Ben Kraiem...

Un disque de printemps finalement sorti à l’automne, une blonde poétesse de la méditerranée, une voix comme on en croise peu, tendre et puissante, Nawel Ben Kraiem, sortait il y a quelques semaines, Délivrance, hommage au roman de l’écrivaine afro-américaine Toni Morrison, prix Nobel de littérature en 1993...13 chansons pour rêver, s'évader, combattre tous les cynismes de la vie. 

Nawel a grandit à Tunis, pour elle, le printemps est une révolution, il explose alors qu’elle pose sa voix sur ses premières chansons, dés 2012, Nawel comprend que la liberté est un combat que l’on ne peut gagner qu’avec finesse, elle joue pour Toni Gatlif, le film « Indignados », inspiré du livre de Stéphane Hessel, elle voyage et s’installe à Paris avec son binôme le musicien algérien, Nassim Kouti. Signe en maison de disque, puis finalement décide de se produire, elle même, on enchaine pas cette petite bête là. Et comme elle a le chic pour sentir où le monde gronde… Fin aout dernier, elle était à Beyrouth, enregistrait pour l’obs une session acoustique juste avant que la ville tremble…. 

Nawel est chanson française, hip hop, maghreb mais aussi folk, sur le disque une chanson en anglais nous rappelle les voix américaines des 70’s, ses femmes militantes avec des poils sous les bras qui nous filaient à nous aussi les poils…

Enfin, sur Délivrance, ce nouvel album, de Nawel Ben Kraiem, on croise aussi les anglais de Transglobal Underground, pionniers début des années 90 du mélange techno et musiques de l’Inde, musiciens également de la grande chanteuse belge, égyptienne, Natacha Atlas, car même si Nawel sait nous bercer de sa poésie de jeune maman, elle est aussi une bête de scène, qui remontera, on espère, inch allah, sur les planches avec ce disque en mars prochain.