Peter von Poehl présentera son cinquième album "Memories From Saint-Forget" à l'Institut Suédois. Saint-Forget, c’est un village français dans la vallée de Chevreuse, mais c’est aussi en anglais, "forget", oublier. Souvenir de saint oubli, c’est la douce poésie de ces chansons composées à la campagne...

Vous savez qu’à Paris, il y a un institut suédois ? 

C’est très beau, dans le marais, c’est là que le 21 juin Peter von Poehl présentera son cinquième album Memories From Saint-Forget

Vous ne le savez peut-être pas, mais la Suède fait partie des trois pays les plus exportateurs de musique dans le monde avec les Etats-Unis et Angleterre. Depuis ABBA, le pays a massivement investi dans la musique, elle représente aujourd’hui une économie significative, une fierté nationale. Beaucoup des tubes internationaux sur lesquels vous dansez ont été composés par des suédois… 

Mais Peter, est un peu plus subtil que Britney Spears. Il est fin. Le jeu d’esprit du titre de son disque ne vous a d’ailleurs sûrement pas échappé, Memories From Saint-Forget, Saint-Forget, c’est un village français dans la vallée  de Chevreuse, mais c’est aussi en anglais, forget, oublier. Souvenir de saint oubli, c’est la douce poésie de ces chansons composées à la campagne, dans un studio bricolé, un doux confinement en famille, bercé de rêveries.

Peter Von Poehl, est un artiste discret, pudique, qui sort régulièrement des albums solos, mais travaille surtout en sous-marin, il produit les albums des autres : La pop française lui doit beaucoup, Lio, Chamfort et puis des musiques de films. Il y a d’ailleurs dans ses mélodies des airs de super 8, des paysages d’Amérique, un mal du pays aussi, Paris, Stockholm, I miss my old grey skies, mes vieux ciels gris me manquent, des violons comme des gouttes de pluie et des guitares qui traînent comme des points virgule. 

Oui, c’est comme ça que j’imagine le son d’un point virgule, j’ai besoin de vacances !   Pour accompagner le disque vinyle, un livre de recettes, Peter Von Poehl, explique : 

« Le temps que j'ai passé à hacher des légumes est tout aussi important pour le son de l’album que celui passé avec mes instruments. »  

On l’imagine, avec son tablier de cuisine fredonner ses mélodies en regardant l’horizon, c’est apaisant…

Voilà, le cinquième album de Peter Von Poehl est sorti, il y a trois jours, si vous avez manqué tous les autres, je vous invite à écouter aussi son premier, Going to Where the Tea-Trees Are sorti en 2006, sur le label, Tôt ou Tard, qui fête ses 25 ans. Un petit bijou de folk.

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