A l'occasion de la sortie du premier album de Suzane, nommé "Toï ToÏ", Mélanie Bauer a écouter ses chansons; des chansons qu'elle décrit d'honnêtes, de franches comme la frange qui cache son grand front, une tête bien faite sur de solides gambettes.

Hop la, Barbara, pour commencer car, il aurait fallu être prophète pour deviner que ces agiles gambettes Océanes qui servaient des steaks à Ménilmontant, en avait plein la tête des portraits de clients mécontents, de dragueurs invétérés et de femmes à demi vivantes… 

Suzanne est née de ces années d'efforts à vouloir contrôler son corps, le tordre pour le rendre à la fois droit et souple. Le pied n’est plus cambré, il épouse la basket et les courbes se cachent sous une combinaison royale, du bleu aristocrate, du jogging bruce lee avec des ailes à la Elvis, mais le bagage de la danse classique reste, un certaine idée de la maîtrise de soi. Cet apprentissage du travail, la baguette sur le mollet, on le retrouve dans ses textes. Certes, la musique est moderne, avec des clins d’oeil aux hip hop et aux sonorités électroniques, mais la structure de ces mots, elle, vient de ce qu’il y a de plus difficile à écrire. La chanson française. 

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