Mélanie Bauer est ravie de recevoir Plastic Bertrand à l'occasion de la sortie de son dixième album : "L'Expérience Humaine".

Wow enfin un vrai punk… bon OK pas un vrai punk mais mieux, un témoin du temps ou le présentateur du JT prenait de la drogue avec Iggy Pop, Plastic Bertrand, la tête de gondole du no futur, celui qui a fait entrer le punk rock dans la variété sans même avoir chanté une note, devenant ainsi le symbole ultime du fuck. Respect. Plastic Bertrand, le mythe de la pop star, est-il gay, est-il de droite, sont-ce ses vrais cheveux ? A-t-il un jour partouzé avec Casimir et Sid Vicious ? Ça plane pour moi, quel complot gauchiste se cache derrière cet encouragement au sautillement de générations d'ados bourrés au baileys ? Quelle incroyable diva iconoclaste, peut un jour être punk et le lendemain ré-écrire les paroles de l’intouchable hymne du disco Money de ABBA ? 

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Je suis fascinée par les gens comme vous qui s'inventent des pieds à la tête, artistes avalés par leur personnage,  ils se diluent dans leur création, leur humilité c'est de ne plus exister, porter le poids de leur image, ils sont les idoles, des symboles, des polaroids de leur génération. Plastic Bertrand n'existe pas et c'est là sa poésie, sa beauté, son héritage. Il est l'inconscient collectif. La pop. Il est cette voix filtrée, vocodée, triturée, jusqu’à devenir martienne, qui nous raconte l'expérience humaine, avec tout le recul d’une entité perchée loin, mais très loin du genre humain. 

L’experience humaine, le remix de Dan Lacksman de Telex, le génie derrière le Born to be Alive de Patrick Hernandez. Ce dixième album, Plastic Bertrand l’a enregistré à Bruxelles avec un chanteur de droite, Alec Mansion, vous vous souvenez Léopold Nord & Vous, le tube, c’est l’amour, mour, mour…. On y trouve toutes les sonorités de la pop synthétique des années 70 à aujourd’hui, un condensé de Peter Pan du dance floor. 

Il n'y a rien a critiquer ou a commenter sur l’expérience humaine du chanteur, car comme je vous le disais, il n’est pas humain, Plastic Bertrand est une œuvre pop art, à prendre ou à laisser, comme le souvenir d’un premier baiser grenadine dans une boom de collège sur un tube d’Earth Wind And Fire. 

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