Ce n’est pas une coïncidence, si j’écris cette chronique, avec une bonne bronchite, la semaine même de la plus grande hécatombe de musiciens artisans de la musique, Daniel Jonhston, Philippe Pascal, Matthieu Ballet, et Ric Ocasek. Debout sur le zinc a réveillé l’âme de Boris Vian.

La mort plane, tout autour de nous, pas avec tristesse, non, Vian, ne fait pas dans la sensiblerie, non, la mort tournoie en faisant de petits rots, pour nous ramener à la raison, nous ne sommes que de petites choses éphémères. 

Il était fort Bison Ravi, il a tout inventé, la chanson moderne, le rock, le féminisme, le snobisme, vous savez qu’il a fait de la radio, avec cette idée digne du futur internet, présenter la scène Jazz Parisienne juste après la guerre, à la radio en anglais pour le public américain… Il avait bien compris que pour impressionner les français englués dans leur culture moribonde, il fallait se faire passer pour un américain, Vernon Sullivan, quelle lucidité sur le monde étriqué de la France élitiste à deux balles…

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