Un groupe pop-rock-hip-hop fondé sous le soleil de Barcelone en 2008, revient avec un cinquième album toujours plus délicieux, qui donne comme une envie de danser dans une salle de concert moite...

On a perdu l’Angleterre, fermé les frontières et puis bâillonné les concerts, les terrasses et les restau mais on a toujours les copains, le printemps qui se pointe et la bamboche à partager sur des écrans . Alors, voilà un disque pour nous rappeler au bon souvenir de l’Europe, des amitiés arrosées de bière dans les bars de Barcelone, des corps couverts de sueurs dans des salles de concerts moites, des cigarettes partagées sur des  trottoirs avec des inconnus, je vous présente, La Cafetera Roja. 

La Cafetera Roja, ce sont six musiciens européens, qui se rencontrent en 2008 à Barcelone, ambiance auberge espagnole, pour une approche festive et alternative de la musique, mélange de rock, hip hop, musiques latines et chanson. Après un an de confinement et de travail à distance, ils sortent leur cinquième disque Mozaïk, leur espagnol s’est transformé en un nouvel esperanto mélange de français, de dialecte autrichien, d’anglais, pour des titres hors du temps et des frontières. 

Et oui, car hier encore, on pouvait grimper dans un train et changer de pays pour aller danser, la musique était un langage universel qui n’avait pas besoin de test PCR pour se trémousser. Hier encore, on pouvait s’indigner du traitement inhumain que l’on inflige aux migrants, on pouvait chanter avec eux et pour eux, répéter que l’amour se fiche bien de la politique et lorsque les gouvernements construisaient des murs ou posaient des blocs de bétons pour fermer des routes, nous étions des milliers à protester en postillonnant.  

Voilà, ce nouvel album de la Cafeteria Roja, c’est le souvenir de toutes ces libertés perdues, une époque où l’on pouvait se déclarer citoyen du monde, un disque enregistré confiné, souvent séparé mais qui garde l’énergie du collectif, un état indépendant de la fête et de la joie, aux couleurs de toutes les émotions de la vie. On y trouve du jazz, de la cumbia, des percussions et une valse savante de voix qui prouve qu’on est pas obligé d’être nul en langues étrangères. 

Mozaik donc nouvel album de Cafetera Roja, à découvrir début avril.

L'équipe
(Ré)écouter La chronique de Mélanie Bauer