Rachid Taha dans son album posthume, le 18e sorti, il y a quelques jours, chante qu’il est africain, africain au sens large, américain, français, maghrébin. Africain c’est une certaine idée de la lutte, le danser / penser, le vivre ensemble.

https://www.youtube.com/watch?v=PWKoPUi-YLQ

Cette énergie, on la retrouve un peu partout dans le monde avec un courant musical qui s’affirme de plus en plus, l'électro orientale, mélange de tradition et de modernité, de machines et de chair, d’orient et d’occident. On se souvient par exemple, nous les mélomanes des disques du musicien syrien, Omar Souleyman, avec notamment son dernier album To Syria, With Love sorti, il y a deux ans. 

https://www.youtube.com/watch?time_continue=3&v=0McUHEVTy0Q

Extrêmement efficace, irrésistible pour les hanches. L’oriental électro, n’a donc pas de frontière, chez nous, les pionniers du genre, s’appellent Acid Arab : ce sont deux producteurs et DJ Guido Cesarsky  et Hervé Carvalho qui ne sont pas du tout d’origine maghrébine mais qui sont africains de cœur. 

On les découvre en 2012 avec leur exploration électronique des musiques orientales sur scène, puis ils sortent un premier album sur l’excellent label belge, Crammed Disc en 2016, Musique de France, un disque qui leur ouvre les portes des scènes du monde entier.

https://www.youtube.com/watch?v=ZfIdCjvWPAo&list=OLAK5uy_lukDBIySXefKx1e7O57vkXVBAFwL8GFH8

Sept ans plus tard, et beaucoup de clubs parcourus, Acid Arab sortent leur nouveau disque, Jdid, en octobre, ils ne sont plus un duo de DJ, mais un véritable groupe de scène, enrichi de plusieurs membres, Pierrot Casanova, Nicolas Borne et l’ex-claviériste de Rachid Taha, Kenzi Bourras, oui, le monde est petit. 

Acid Arab déclare, vouloir faire le pont entre Paris, Chicago et Alger. Le premier extrait de ce nouveau disque on le découvrait cet été dans Blonde Platines c’était « Club DZ » qui fait référence au mot « Algérie » en arabe : « Djazaïr », il viennent d’en sortir un deuxième en attendant l’album dans quelques jours, Malek Ya Zahri, on est sur de l’éléctro, très teintée new wave 80’s avec la voix de Cheika Hadjla pour mettre un peu de vie dans les synthés, c’est nouveau et c’est d’ailleurs, le titre du disque, Djid, nouveau en arabe ….

https://www.youtube.com/watch?v=bK19uUeJJLc

La première française du nouveau concert d'Acid Arab aura lieu le 07 décembre aux Trans Musicales de Rennes, et le 31 janvier à L'Elysée Montmartre (Paris).

Programmation musicale
  • Philippe KaterineStone avec toi (radio edit)2019
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