Mélanie Bauer nous fait découvrir le nouvel album « Gore » de Lous and the Yakuza.

Vous embrassez tous les aspects de la vie, les émotions sont toutes bonnes à prendre, vous les attrapez les bras en l’air, c’est votre logo, gravé littéralement sur votre front, un y avec un point, que vous déclinez à l’infini sur vos pochettes de disque, avec une mention spéciale d’ailleurs à la version clitoris qui une fois de plus m’a fait rire. A vous écouter, on a l’impression que vous n’avez peur de rien... 

Ca me fait toujours plaisir de rencontrer d’autres personnes insomniaques, parce que c’est très solitaire et violent comme activité l’insomnie, on vit dans un flou artistique le jour, en transe la nuit. Heureusement, Marie Pierra, vous avez trouvé votre bonne fée, quelqu’un pour vous recaler dans le monde diurne, votre producteur, El Guincho, la première fois qu’il vous a vu, il s’est dit, wow, elle est grande ! Il vous a forcé à vous lever le matin, à ouvrir les yeux sur votre potentiel et à mettre en ordre le fourmillement d’idées et de culture musicale qui se bousculait dans votre tête… Un peu comme Charline Vanhoenacker pour l’ensemble des tarés de son équipe. C’est pas n’importe qui El Guincho, c’est le gars qui a produit une autre star internationale, Rosalia...

J’imagine que ça n’a pas été facile pour El Guincho de vous guider, car on ne touche pas comme ça à votre liberté, vous répétez d’ailleurs souvent qu'il faut “Imposer notre liberté”, c’est votre colonne vertébrale, et la difficulté quand on a comme vous cette foi en soi et ce besoin de l’exprimer avec autant de force, c’est la souplesse. Heureusement, vous êtes belge, elle est là votre force quand vous regardez le Gore en face, vous avez ce petit supplément d’autodérision qui nous manque tellement chez nous en France.

Les invités