Dans cette chronique, Morgane Cadignan s'adresse à Irène Frain et Philippe Torreton venus présenter le livre "Lettre à ce prof qui a changé ma vie - Enseigner la liberté". L'occasion pour Morgane de se demander à quel prof elle aurait écrit une lettre...

Irène, Philippe, je ne vous aime pas, mais vous n’y pouvez rien… C’est juste que vous venez nous parler de ce livre hommage à Samuel Paty et je me disais aussi que ça faisait 15 jours qu’on se marrait un peu trop dans cette émission. 

En plus Philippe vous avez la chance d’avoir pour voisin le batteur du groupe Téléphone avec qui vous avez réalisé des vidéos pendant le confinement. Vous avez de la chance, moi, mon voisin, il est pas batteur de Téléphone. Il est juste batteur. Tout court. Batteur de n'importe quoi tant que c’est sur le mur qui donne dans ma chambre. Voilà, je l’ai jamais croisé et comme j’ai zéro courage je passe par ici pour lui dire que la prochaine fois, les coups de marteau ça sera directement sur son crâne.

Dans « Lettre à ce prof qui a changé ma vie », vous adressez, Philippe, une lettre à Gérald Désir, ce prof de français qui est très certainement antillais. Gérald Désir. Sans le contexte pour resituer, c’était un membre de Kassav'.

En tous cas, l’idée est super et du coup je me suis un peu demandée à quel prof j’aurais écrit une lettre. Et c’est pas à mon meilleur souvenir de prof auquel j’ai pensé en premier, j’ai pensé à Monsieur Desniak qui m’a dit que j’arriverais à rien parce que j’avais pas les capacités et aujourd’hui je suis infiniment fière de lui annoncer qu’il avait raison. Non je plaisante. Je suis dans "La Bande Originale" quand même oh ! Je suis donc infiniment fière de lui annoncer qu’il avait raison.

Personnellement, j’étais pas une élève brillante, j’étais pas une élève en décrochage non plus. Je faisais partie de ce fabuleux ventre mou des élèves moyens. Ceux qui passent entre les mailles du filet du redoublement tout le long, ceux pour qui le mot "potentiel" est collé au mot  "dommage" dans les bulletins. Ceux qui prennent latin pour le voyage en Italie. Sauf que cette année là on est parti avec mon prof d’histoire et qu’on a visité Auschwitz. Mouais. Très déçus de l’ambiance. A ce qu’on m’a dit parce que j’y suis pas allée. C’était pas obligatoire et ma mère a préféré que je reste à la maison car elle trouvait ça traumatisant comme week-end pour un enfant. Puis au fond d’elle, elle ne voulait pas prendre le risque que je sorte une blague de très mauvais goût sur place. Est-ce que je vais la sortir quinze ans après sur la radio publique ? Allez, non. Comme toutes les blagues très limites, elle est très bonne mais j’ai pas encore signé mon contrat pour le reste de la saison. 

La suite à écouter et à retrouver en vidéo !

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