Assurément, Morgane Cadignan a mille raisons de ne pas aimer notre invitée du jour : l’actrice, Lolita Chammah.

Lolita Chammah je ne vous aime pas. Je ne vous aime pas et j’ai fait le même coup à votre mère il y a quelques semaines. Autant être sûre de n’être jamais invitée à dîner.  

À propos de la pièce d’Anne Berest vous dites : « Il y a deux ans, j’ai eu envie qu’on m’écrive un texte. Je ne manquais pas de travail au théâtre mais je sentais le désir d’un espace qui n’appartiendrait qu’à moi ». Ah ben d’accord. C’est aussi simple que ça ? Mais personne ne m’a dit qu’il suffisait de demander ! c’est fou ! Alors attendez : « J’ai envie d’un million d’euros. Je ne manque pas de travail à la radio mais je sens le désir d’un million d’euros qui n’appartiendrait qu’à moi ».

Anne Berest, vous dites à propos de Lolita : « Au café, quand Lolita m’a parlé de ce projet, j’ai eu une vision d’elle. Je l’ai immédiatement imaginée jeune maman, désespérée, entièrement couverte de son propre lait ».  Aaaaah ben ! c’est une belle déclaration d’amitié ! Moi, mes potes, ils me disent : « Je t’imagine trop bien dans cette robe » , par exemple. Enfin… j’ai plus de potes, je bosse trop. 

Mais la version Actimel de Carrie au Bal du Diable, on me l’a jamais faite. Quitte à se couvrir de son propre lait, fouettez du whisky dedans au moins ça fait du Baileys ! 

Lolita, vous vous rendez compte de ce qu’elle dit Anne ?  Ahlalala ! eh ! franchement, comment  j’aurais trop pas aimé. Oui ! pardon ! c’est parce qu'avant France Inter, j’étais sur NRJ 12

Ah ! je fous la merde, moi, c’est mon truc. Par jalousie, y’a pas de raison que je sois la seule à plus avoir de potes. Je crache ma haine, comme Nagui, sa salive dans le café de Leïla. Oh pardon, tu savais pas Leïla ? Oupsie ! 

Anne Berest : mauvaise amie, donc, mais bonne auteure, puisqu’en 2014 vous co-signez le livre, How To Be A Parisian In The World, traduit en 27 langues. Ben, j’avais la réponse depuis le début. Alors, être un parisien à l’étranger, c’est très facile, il suffit de râler dans un mauvais anglais et de ne pas forcément respecter l’endroit où l'on est. Si, en plus, vous pouvez vous couvrir de votre propre lait au milieu du quartier historique de Buenos Aires, là c’est gagné, vous touchez à la grâce. 

Bref, How to be Parisien à l’étranger, on reprend : BE désagréable ; BE ronchon tout le temps avant le café ; en un mot : BE DANIEL MORIN !  

(La suite à écouter et à retrouver en vidéo !)

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