Le côté dilettante des mecs qui réussissent tout, Morgane Cadignan n'en peut plus ! C’est pour cela qu’elle n’aime pas le romancier, dramaturge, scénariste et réalisateur, David Foenkinos, non plus.

David Foenkinos, je ne vous aime pas parce que vous êtes partout, même dans cette émission quand on ne vous a pas invité. D'ailleurs je dois noter qu'à ce micro, Nicolas Briançon vous a vachement moins salopé que Julien Boisselier. Vous êtes partout, vous sortez des livres qui eux-mêmes se retrouvent dans ma bibliothèque, qui sont adaptés en films que je regarde ou en pièces que je vais voir, et je suis quasi-sûre de vous avoir vu sur une PLV Jean-Louis David. J’ai l’impression d’être dans Inception et que la toupie, c’est vous. 

En 2009, vous allez même plus loin dans mon intimité, vous publiez La Délicatesse, sur une femme jeune à qui tout sourit, qui après un deuil vit une idylle inattendue avec un de ses collègues, maladroit et atypique. La moindre des choses avant de parler de Daniel et moi aurait été de demander mais vous pouviez pas savoir. 

Et puis ce côté dilettante des mecs qui réussissent tout, je n'en peux plus.

Vous avez fait une école de jazz et vous racontez : "J’ai donné des cours de guitare pendant plusieurs années. J’ai essayé de monter des groupes et ça n’a jamais marché parce que je n’ai pas trouvé de bassiste, alors je me suis mis à devenir écrivain. " 

Ah bah tiens donc ? Écoutez, je trouve pas de co-auteur donc je vais devenir prothésiste dentaire. Leïla, ouvre la bouche, pour 150 balles je te refais toutes les canines. Ça n’a aucun sens. Ça marche que quand on a du talent. Et puis, si vous cherchiez des bassistes, je suis sûre qu’il y en a au moins 150 dans le répertoire de Nagui, juste à la lettre A. Vingt-sept ans de Taratata, je suis sûr qu’il peut vous arranger une raclette végane avec Paul McCartney.

Vous ne jouez presque plus de guitare mais vous confiez que parfois, quand vous réfléchissez à un roman, vous aimez tenir l’instrument dans vos mains. On a de la chance que vous n’ayez pas voulu être maçon parce que niveau logistique ça devenait compliqué pour vos proches. Ton enfant rentre dans le bureau t’as une bétonneuse dans les mains : " Mais tu vois pas que j’écris un roman, là ?!" . Ça en ferait des Portugais qui remportent le Renaudot.

La suite à écouter et à retrouver en vidéo !

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