Morgane Cadignan brise les tabous et ose le dire sur l'antenne de France Inter : elle n'aime pas l'écrivain Philippe Delerm, invité dans la Bande Originale pour présenter son livre "La Vie en relief", paru aux éditions du Seuil.

Philippe Delerm, je ne vous aime pas. Bim, une première sur France Inter. En 213 ans d’existence, jamais cette phrase n’avait été prononcée sur cette antenne… Et que je brise les tabous… Attention je tente le doublé. Nagui, j’aime beaucoup tes questions courtes. Bon allez, on arrête de jouer.

Alors Philippe Delerm vous  venez aujourd’hui nous parler de "La Vie en relief",  un peu plus de 200 pages de textes courts qui nous rappellent que nos vies sont façonnées de ce qu’on a vécu, de ce qu’on vit. Ah bah… Ah bah c’est étrange, j’ai fait pareil avec ma vie en ce moment et ça donne un texte de 5 pages. Un bouquin de Michel Bussi après corrections. Mais je suis sûre que même nos vies en ce moment Philippe Delerm, vous auriez pu y mettre un peu de beauté, type “le trottoir au soleil“.

“18h à Montmartre, les dernières lueurs du jour tirent leurs révérences sur le Château dans le ciel. Elle marche dans la rue… Le Sacré coeur léger. Un policier vient vers elle, la somme de rentrer chez elle. Protestations. Clé de bras. 135€.  Le coût de la vie. A 18h30, elle retire son jeans et s’en sert un. Elle se souvient de ce poème qu’elle avait appris au lycée, comme la vie est lente et comme l’espérance est violente.”

Bon, la dernière phrase sur le poème au lycée c’est de vous. Mais je ne suis pas assez bien payée pour être votre prête-plume. Déjà que j’écris les chroniques de Marina, va falloir songer à devenir un peu autonome les amis. Je ne serai pas toujours là. La vie avance, je ne rajeunis pas, un jour moi aussi je vais présenter un truc sur France 2. Donc il faudra vous débrouiller.

Non franchement Philippe Delerm, cet ouvrage nous confirme une fois de plus que vous captez le climat, l’atmosphère comme un photographe des mots. Oui je ne sais pas ce que j’ai aujourd’hui, je ne sais pas si c’est parce que je couche sous Michel Field en ce moment ou quoi, mais je fais des jolies tournures. Je viens de comprendre pourquoi tu parles bien Leïla. 

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