Morgane Cadignan n'aime pas l'écrivain Philippe Besson venu présenter son livre "Le dernier enfant" dans la Bande Originale.

Philippe Besson je ne vous aime pas parce qu’en lisant votre biographie et à la vue de tout ce que vous avez fait dans votre vie je m’attendais vraiment à être face à quelqu’un de 82 ans. Et vous en avez 53, donc vous n’êtes qu'à moitié vieux.

Dans "Le dernier enfant", vous racontez l’histoire d’un départ, celui de Théo qui quitte le domicile parental, et l'abîme de tristesse que c’est pour sa mère. Moi je me souviendrai toujours du jour ou j’ai quitté le domicile parental quand ma mère m’a emmenée toute émue à la gare avec mes affaires dans un sac poubelle, je lui ai dit : “mais enfin maman pleure pas, je m’enfuis pas je vole”, puis je me suis arrêtée là parce que "sans fumée, sans alcool" faut pas déconner non plus. Elle m’a dit : “ne t’inquiète pas, ce sont des larmes de joie." Je lui ai dit : "je t’appelle en arrivant", elle a répondu : "non t'inquiète''. 

C’est vrai que c’est un moment charnière d’une vie la première installation "à la ville" comme vous le dites dans ce roman qui pourtant ne se passe pas pendant l’entre deux guerres. Sans déconner Philippe, dans à moitié vieux,  il y a vieux, je veux bien, mais plus personne ne dit "à la ville". Faites un effort.

Et puis c’est très dur la première fois qu’on se retrouve seul. Mon premier appartement à Paris c’était dans le 15éme rue de Cadix, et croyez bien que la belle de Cadix n’avait pas des yeux de velours. Elle avait surtout les yeux rouges à force de fumer et pleurer en alternance. Parfois je pleurais parce que j’avais trop fumé et parfois je fumais parce que j’avais trop pleuré. Niveau joie de vivre j’avais l’âge de Barbara, mais sans le piano. Donc j’étais juste habillée en noir avec le mal de vivre et des traits d’Eye Liners mal maitrisés.

La suite à écouter et à retrouver en vidéo !

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