Ce matin, Morgane fait le tour de ce que représente l’esprit Delerm

Vincent Delerm je ne vous aime pas parce qu'à cause de vous, j’ai passé énormément de temps à regarder par ma fenêtre... et à m’en contenter. Parfois un proche qui m’aime me disait “Attention je pense que ce sont les premiers signes d’une dépression“ et je répondais “Mais non j’écoute un vieil album de Vincent Delerm. Ça s'appelle Les Amants Parallèles et c’est super“ et ce proche qui m’aime répondait à nouveau “Au fait, tu as bien conscience que personne ne t’aime et que je n’existe que dans ton imagination ?“

Bon et à partir de là le débat pouvait être un peu long.

Je me suis longtemps demandé Vincent, pourquoi toute cette contemplation, cette mélancolie, en livre, en chanson, physiquement même... avec ce poivre et sel qui est arrivé, disons-le, quand même vachement tôt dans le dîner. Puis j’ai vu que vous étiez né à Evreux et ça s'est éclairé.

Mais Vincent ça serait injuste de vous coller l’image du spleen. Parce que vous n’êtes pas que ça, il y a beaucoup de beauté dans ce que vous écrivez. Vincent Delerm, c’est une tasse de café chaud le dimanche matin, un crépuscule sur Montmartre, le pli d’une jupe qui annonce le printemps... En fait... La seule bonne manière de parler de Vincent Delerm c’est de parler comme Philippe Delerm.

Après on va pas se mentir Vincent, vos détracteurs vous qualifieront de bobo, mais comme ils n’écoutent pas cette radio tout va bien. Puis moi j’en ai assez que bobo de gauche ça soit l’insulte fourre-tout. Moi j’habite dans le 18éme arrondissement donc je suis en plein cœur d’un formidable observatoire. C’est le festival des bobos, et que ça s'envoie des allongés en terrasse le dimanche matin en lisant Libé. Et ça fait la queue chez le boucher en se disant que, quand même, il est urgent d’agir pour la planète. Parce que c’est terrible nos ressources qui s’ammenui…. Antoine ? ANTOINE ? Ba prends des saucisses en plus ça fait juste la. Baaa 42 saucisses c’est chiche... on est quand même 4. Et bah s’il en reste on les enverra au Gabon, je crois que Bernard Kouchner est sorti du coma ! 

Pour oublier tout ça on va s’acheter du vin naturel sans sulfite chez le caviste qui te parle de sa vinasse à 25€ comme s’il avait été pissé par Jésus en personne. Et on se cale la bouteille dans le petit panier de la poussette Yoyo à 1000 balles qu’on finira par plier comme on a replié le Libé qu’on a pas vraiment lu, c’est juste que la Une était cool et ça fera stylé sur la table de l’entrée. 

La suite à écouter et à retrouver en vidéo !

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