S'il faut écrire des vannes et passer en même temps des galops aux Haras de Jardy, ça va devenir intense ! C'est après un spectacle d'Alex Lutz que Morgane Cadignan a eu envie de faire de l'humour.

Alex Lutz, je ne vous aime pas parce que c’est après un de vos spectacles que je me suis dit que je voulais faire de l’humour. Et c’est après un de vos spectacles que je me suis dit que ça demandait vachement de travail. Trop. Alors j’ai travaillé. Fort.

En plus depuis vous avez écrit un autre spectacle que je suis allée voir et dedans il y a un cheval. Alors va falloir vous calmer deux secondes parce qu’on n'arrive plus à suivre en fait. S'il faut écrire des vannes et en même temps aller passer des galops au Haras de Jardy ça va devenir intense les semaines là… Surtout que dans le théâtre où je joue, la scène fait 10 mètres carrés, ah bah venez me voir faire le final de mon spectacle sur un Poney Shetland, vous n'allez pas être déçu. Le truc n'avance pas, j’ai les pieds qui touchent le sol, on sait pas qui du poney ou de moi porte l’autre, il y a du foin partout… Bref, Les Folies Bergères c’est pas demain, les Folie’s Pigalle à la limite, encore que, le poney a plus de chances que moi. 

Aujourd’hui vous venez nous parler de votre film “5èmeSet" . Au début j’ai pas fait le lien avec le tennis, je me suis dit : “Oh bof, un film sur les sets de tables c’est moyen, mais si c’est Lutz pourquoi pas ? “ Bon... La vanne est moyenne mais je me suis dit qu’avec la magie de Noël ça passerait. En plus, niveau arnaque, en 2016, vous avez animé la soirée des Molières au cours de laquelle vous avez remporté le Molière de l’humour. Ah mais je savais pas qu’on pouvait faire ça. Donc le prix de la meilleure chronique de l’année est attribué à Morgane Cadignan. Allez ça c'est fait. 

Olalala je vais essayer d’aller au bout de la chronique mais je suis très émue du coup. Je ne m'y attendais pas du tout, merci à tous. Merci à Leïla, merci pour ton regard et ton amitié. Merci à Fanny à côté de qui c’est plus facile de se sentir grande, en taille. Merci à Daniel à côté de qui c’est plus facile de se sentir grande, en talent. Jacques Audiard disait souvent : “Il n’y a pas de mauvais chroniqueurs… Sauf Daniel Morin.“  Je ne suis pas sûre d’avoir compris la citation mais enfin, il sait de quoi il parle. Faire une chronique c’est un peu comme faire un enfant, c’est toujours une belle idée au début, puis peu à peu, comme l’enfant, le texte nous échappe pour faire sa vie, grandir loin de nous, être déposé à la maison des auteurs et avec un peu de chance, nous rapporter de la thune bien des années après. 

La suite à écouter et à retrouver en vidéo !

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