Morgane Cadignan n'aime pas Jérôme Clément, le Président du Festival Premiers Plans d'Angers ni le réalisateur Benoît Jacquot, invités dans La Bande Originale pour présenter la nouvelle édition en ligne du festival des "premiers films européens", pour ne pas dire "films d'auteurs auxquels on ne comprend rien"...

Benoît Jacquot et Jérôme Clément, je ne vous aime pas. 

Vous venez nous parler du festival Premiers Plans d’Angers, un festival qui met en compétition une centaine de films européens. C’est rigolo de dire "films européens" pour ne pas dire “films d’auteurs auxquels on ne comprend rien“ et c’est marrant de dire “films d’auteurs auxquels on ne comprend rien“ pour ne pas dire “films chiants“. Le festival d’Angers, c'est des hommages à Malle, Truffaut, Pasolini, mais également des rétrospectives de Fellini, des rétrospectives annulées de Chantal Akerman… Arrêtez-moi quand vous voulez parce que je n’ai aucune idée de ce que je raconte là...

J’ai lu la liste des films et des réalisateurs en lice, j’ai même regardé quelques extraits, c’est beaucoup de lueurs de soleil dans la cime des arbres, de balades à motos contemplatives sous titrées en tchèque, de longues conversations introspectives... Ah, quelque part sur Terre, Terrence Malik vient de jouir à cette phrase. Va changer de survêt’ Terrence.

Jerôme Clément, vous êtes le fondateur d’Arte et je suis ravie de vous rencontrer car j’ai une tonne de questions à vous poser dont : “Ça va ? Vous allez bien ?“, non parce qu’Arte aujourd’hui, en bonne petite bobo de merde, j’adore, je trouve les programmes brillants et je regarde même les replay. Bon, je m’endors devant mais après je peux quand même dire des phrases qui commencent par “Ah mais le dernier docu d’Arte c'est saisissant …“ et ça marche à peu près avec tout. Sauf dans la bouche de Daniel, faut pas déconner non plus.

Benoît, ce qui m’a marquée dans votre carrière, c’est le film “Les Adieux à la Reine“. Du coup, je suis un peu déçue que vous veniez aujourd’hui pour le festival car j’avais déjà une robe victorienne toute prête à l’emploi. Bon je sais que c’est pas la bonne époque mais quand vous me verrez dans un corset, vous n'en aurez rien à foutre que je sois mauvaise en histoire. Je crois que j’aurais bien aimé être Marie-Antoinette. Vraiment je me vois bien en reine, j’ai des points communs avec Marie-Antoinette : un prénom de merde, du mépris pour les gens, l’envie de me marier avec un roi et des servants égyptiens... Bon, elle s’est mariée à 14 ans, mais vous savez, “c’était une autre époque, on était plus libres, on chiait derrière les rideaux du palais, Olivier Duhamel était un bon conseiller du souverain"...

La suite à écouter et à retrouver en vidéo !

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