Connaissez-vous Sam ? Pas celui qui ne boit pas, celui qui ne fait rien d’autre que de construire des maisons...

Sam Le Maçon est capable d'installer plus de 3 000 briques par jour
Sam Le Maçon est capable d'installer plus de 3 000 briques par jour © Getty / Wragg

Sam, c’est pour Semi-Automated Mason car on parle là d’un robot-maçon. Enfin robot…. Ne nous emballons pas non plus. Ce n'est pas Johnny 5, R2D2 ou 6PO. Sam, ce n’est pour l’instant qu’un bras automatique qui se contente de poser des briques les unes à côté des autres. Mais quand il s’agit de poser des briques, Sam, c’est le meilleur. Il est capable d'installer plus de 3 000 briques par jour.

Lorsqu'on voit cette vidéo, on ne peut que s'inquiéter du sort des maçons en chair et en os. C'est simple, Sam est 6 fois plus productif qu'un travailleur du BTP. Et il n’a pas besoin de se reposer et de s'alimenter. Mais l'entreprise américaine qui commercialise la machine se veut hyper rassurante et précise qu'il n'est pas question de faire sans les maçons. Sam doit toujours être supervisé par un homme, impossible pour le moment de faire travailler le robot seul. Les hommes réalisent les fondations, Sam pose les briques et les hommes se chargent de l'inspection des travaux finis en s'assurant qu'il ne manque pas une brique ou qu'il n'y ait pas trop de ciment.

C'est ce qu'on appelle de la cobotique : l'homme travaillant main dans la main avec la robotique pour booster sa productivité. Le robot n'étant pas un concurrent du travailleur mais un outil. Enfin... Je vous parle de Sam tel qu'on le connait aujourd'hui. Car la start-up new yorkaise qui l'a développé est déjà en train de créer le Sam de demain : plus performant, plus autonome et donc forcément moins dépendant des hommes.

Y-a-t-il d'autres robots maçons de ce type ?

Plusieurs entreprises se sont lancées dans la course aux robots constructeurs mais pour l'heure, seul Sam est commercialisé. Soulignons tout de même l'initiative des chercheurs de l'Université de Nantes qui ont développé la BatiPrint3D, une immense imprimante 3D capable de fabriquer en 72h des petites maisons de 95m2. D'ailleurs, en septembre prochain, la BatiPrint 3D va construire pour la première fois un logement social expérimental dans un quartier nantais. Cette petite maison sera testée pendant 12 mois et si au cours de cette période aucune anomalie n'est signalée, elle pourra accueillir des locataires.

Reste la question du coût. Que doit faire un entrepreneur en BTP qui voudrait s'offrir Sam ?

Pour l'instant, rien puisque BatiPrint3D n'est pas commercialisée et que Sam n'est toujours pas disponible en France. Mais aux Etats-Unis, il faut dépenser près de 500 000 euros pour s'offrir Sam. Pas sûr que le robot soit très rentable pour un petit entrepreneur. Et encore, Sam fait office de produit quasi low-cost à côté de son concurrent australien, Hadrian X, qui devrait arriver sur le marché courant 2019. Prix annoncé : 2 millions d'euros. Le maçon en chair et en SMIC a encore de longues années devant lui...

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