Cette semaine, j'ai lu des choses à propos des implants cérébraux...

Et depuis, je considère le transhumanisme comme étant un mouvement absolument fantastique. Et pour cause : il pourrait nous changer la vie. Pour le meilleur comme pour pire.

Je m'explique : cette semaine, je me suis intéressé aux implants cérébraux, des petites puces électroniques qui seront capables de se connecter directement aux signaux envoyés par notre cerveau. Et si je parle au futur, c'est parce que les implants cérébraux ne sont pour l'instant que des projets, portés par des investisseurs et des scientifiques ambitieux. Si j'en crois mes lectures, deux projets se détachent des autres et pourraient bientôt voir le jour. L'un, porté par l'investisseur sud-africain Elon Musk, fondateur de PayPal et de Tesla, arriverait en 2021. Et l'autre, développé par ARM et financé par le géant des télécoms japonais SoftBank, pourrait voir le jour en 2025.

Deux projets et deux visions de ce que doivent être les implants cérébraux. Pour l’ARM, l’implant cérébral doit être un moyen de pallier certains handicaps. Imaginez par exemple qu’un homme soit devenu tétraplégique à cause de lésions au niveau de la colonne vertébrale. Pour faire simple, les membres de son corps ne sont plus en mesure de capter les signaux envoyés par son cerveau. Et bien grâce à l’implant développé par ARM, le cerveau va pouvoir envoyer des signaux électriques à la puce qui transmettra directement aux bras et aux jambes. Une précision : ce n’est pas de la science-fiction. Il y a quelques mois, un Américain paralysé a pu se servir à nouveau de son bras grâce à un prototype d’implant cérébral. Ce n’est pour l’instant qu’un seul cobaye mais cette réussite est très encourageante pour la suite.

Donc on a bien compris ce qu’allait être l’implant cérébral selon ARM, un outil pour « réparer » certains dysfonctionnements neurologiques, mais en quoi va consister l’autre projet d’implant, celui porté par Elon Musk ?

Son approche n’est pas médicale, loin de là, puisqu’elle consiste à faire de nous des cyborgs. Ou plutôt, à s’assumer comme tel. Car comme il le disait à la presse en février dernier « Nous sommes déjà des cyborgs, votre téléphone et votre ordinateur sont déjà des extensions de vous-même. » L’idée d’Elon Musk : connecter le cerveau directement aux machines. Nos connaissances seront ainsi sans limite, il suffira d’une pensée pour se connecter à Google ou alors pour envoyer un mail.

On a tous en tête les risques de ce type d’innovation, imaginez deux secondes qu’on pirate les cerveaux de millions d’utilisateurs de cette technologie. Ou même que notre cortex surchauffe suite à un trop plein d’informations. Neuralink, le laboratoire d’Elon Musk qui est censé développer l’implant, ne communique toujours pas sur d’éventuelles protections.

Bref, les implants d’ARM et ceux d’Elon Musk pourraient être le Yin et le Yang du transhumanisme. D’un côté, l’amélioration d’un corps défaillant, des lendemains heureux pour tous ces enfants coincés dans un fauteuil roulant. Un soin. Rien qu’un soin. Et de l’autre, la course à la performance, la grandiloquence de l’homme post-moderne qui veut, du haut de sa toute-puissance, repousser les limites que son corps lui impose.

En bref, les premiers laborantins du transhumanisme sont à l’image de l’homme. Capable du meilleur comme du pire.

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