1998. La France gagne la Coupe du Monde. Et découvre les aventures des quatre copines de "Sex & The City".

Chris Noth et Sarah Jessica Parker dans une scène de "Sex in the City" en 1998
Chris Noth et Sarah Jessica Parker dans une scène de "Sex in the City" en 1998 © Getty / Mitchell Gerber/Corbis/VCG

Sex and the City démarre aux États-Unis, sur HBO, le 6 juin 1998. La chronique glamour de quatre copines new-yorkaises : Carrie, Samantha, Charlotte et Miranda, dont la vie sexuelle est détaillée sans tabou. HBO avait déjà diffusé Dream On, sur les galipettes masculines. Cette fois, c’est le point de vue des femmes qui s’impose. Sex and the City est basé sur la chronique, bien réelle, de Candace Bushnell dans le « New York Observer ». La journaliste a servi de modèle au personnage de Carrie. A la télé, ça donne des dialogues piquants qui choquent encore, vingt ans après. 

En coulisses, c'est tout aussi avant-gardiste ?

La réalité est en demi-teinte : si cette série compte plus de femmes scénaristes que beaucoup d’autres à l'époque, elles sont systématiquement dirigées par un homme. Au début, c'est le créateur de la série, Darren Star, à qui l’on doit Beverly Hills et Melrose Place. Puis rapidement Michael Patrick King deviendra le showrunner emblématique de la série. 

Au-delà du sexe, c’est aussi une comédie romantique. 

Un genre typique des années 90. Carrie va donc entretenir une relation en pointillé avec le célèbre Mister Big. Cela va durer six saisons pour un total de 94 épisodes. Jusqu'à un double épisode final tourné à Paris en 2004, dans lequel apparaît Carole Bouquet. La série donnera ensuite naissance à deux films, et même à une série dérivée sur la jeunesse de Carrie dans les années 80.

Sex and the City marque aussi le début des grandes séries du câble. 

Un an plus tôt, HBO lançait l'extraordinaire série carcérale Oz. Six mois après Sex and The City, en janvier 1999, ce sont Les Soprano. Voilà trois séries qui vont non seulement faire sauter les tabous mais faire voler en éclats l'écriture traditionnelle des séries américaines, osant mettre en scène des anti-héros au sein d'intrigues au long cours.

Vingt ans après, est-ce que Sex and the City a bien vieilli ?

On l'a entendu, les dialogues sont toujours aussi transgressifs. En revanche, le panel de personnages paraît un peu en décalage avec la société contemporaine. Les quatre copines sont blanches, riches et hétéro. Sex and the city a ouvert beaucoup de portes, mais un tel formatage paraît impensable aujourd'hui.

D’ailleurs, dix ans plus tard, deux séries très similaires se planteront en beauté : Cashmere Mafia et Lipstick Jungle. L'une était produite par Darren Star et l'autre par Candace Bushnell, soit les deux têtes pensantes à l'origine de Sex and the City.

Aujourd'hui, la relève est plus à trouver du coté de séries comme Girls ou Insecure, dont les actrices principales sont aussi les créatrices, au plus près des peurs, des doutes et des fantasmes de la nouvelle génération.

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