Antonio Banderas incarne le peintre espagnol Pablo Picasso dans la nouvelle saison de la série "Genius".

Antonio Banderas interprète le peintre espagnol Pablo Picasso dans la série "Genius"
Antonio Banderas interprète le peintre espagnol Pablo Picasso dans la série "Genius" © National Geographic

Romain, vous avez rencontré pour nous Antonio Banderas. Il incarne Pablo Picasso dans la série Genius, dont la deuxième a débuté hier soir sur la chaîne National Geographic

Genius, une excellente série télé

Chaque saison retrace la vie d'une personnalité réelle considérée comme un génie. La première saison était consacré à Albert Einstein. La future saison 3 sera dédiée à Mary Shelley, l'auteure du roman Frankenstein. Et cette saison 2 raconte donc les 91 années de la vie mouvementée de Picasso. 

Antonio Banderas connaît bien sa vie puisqu'ils sont tous les deux originaires de la même ville espagnole, Malaga. Il avait d'ailleurs longtemps envisagé de jouer un peintre dans un film. C'est donc à Malaga même, lors de l'avant-première mondiale de la série, il y a tout juste un mois, que je lui ai demandé pourquoi il avait finalement préféré une série.

A cause de la durée. Les films sont très bien pour raconter un événement. Les neuf heures et demi ou dix heures vous donnent le temps de rentrer profondément dans les complexités et l'âme d'un personnage. Que ce soit Picasso ou quelqu'un d'autre. Dans un film, on devrait condenser la vie d'une personne en deux heures. C'est très complexe. On devrait laisser tomber beaucoup de choses.

Dix épisodes pour raconter 91 années d'une vie, c'est quand même mieux. Et puisque cette expérience a été une vraie réussite pour Banderas, je lui ai demandé si ça lui avait donné envie de persévérer dans le domaine des séries télé.

C'est possible. Mais c'est quelque chose que je devrais aimer. En fait, je n'ai aucune prédilection pour un genre spécifique. Si je reçois une offre pour une pièce de théâtre que j'aime, je le ferai. Si je reçois une offre pour un film qui me plaît, c'est que je ferais. Il est vrai que je commence à avoir un certain âge... J'ai presque 60 ans. J'ai 57 ans, j'aurais 58 ans cet été. J'ai envie de faire ce que j'aime. Je ne veux plus faire les films que j'ai déjà fait. Je reconnais que par le passé j'ai fait certains films pour payer mes factures. Mais maintenant c'est réglé et je ne veux faire que des choses que j'aime vraiment.

Rencontre avec le showrunner de la série Genius

Et par son intermédiaire, j'aimerais rentre un modeste hommage à l'un des plus grands scénaristes de la télévision américaine. Steven Bochco est décédé il y a trois semaines. Il était notamment le créateur et showrunner de séries innovantes des années 80 et 90 comme NYPD Blue, La Loi de Los Angeles, Cop Rock et Hill Street Blues. 

Une semaine avant sa mort, je posais la question suivante à son confère Ken Biller, le créateur de la série : si vous deviez consacrer une saison de Genius à un créateur de séries télé, qui choisiriez-vous ?  

Je pense que Steven Bochco a vraiment changé la télévision. Quand il a fait « Hill Street Blues », il a pris un genre essoré et fatigué, celui des séries policières. Et il l'a rendu réel. Il en a fait quelque chose qui parle des genres, et plus seulement « comment va-t-on bien pouvoir résoudre cette enquête ? ». Si je ne devais en choisir qu'un, je dirais Steven Bochco.

Dès les années 80, Bochco était le créateur de la série télé moderne, à la fois exigeante et touchante, et avec déjà une dose de feuilletonnant, bien avant l'émergence de HBO ou Netflix. Après sa mort, tout le monde à Hollywood lui a rendu hommage, y compris un certain Steven Spielberg avait qui il avait travaillé sur les premiers épisode de Columbo.

Westworld et The Handmaid's Tale : le retour de deux séries phénomènes sur OCS

A noter également que cette semaine sur OCS, deux séries d'anticipation phénomènes sont de retour pour une seconde saison : Westworld plonge le spectateur dans une Amérique futuriste, dans laquelle un immense parc d'attractions permet à de riches visiteurs accueille des visiteurs de revivre l'aventure de l'Ouest américain en compagnie d'humanoïdes. Passionnant et complexe, c'est à découvrir le lundi à 20h55. 

The Handmaid's Tale, adapté de la dystopie de Margaret Atwood, suit la destinée de femmes réduites en esclavage dans une dictature ultra-religieuse, en quête de liberté. A partir de jeudi, à 20h40. 

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